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Grands défis pour la scolarité obligatoire jusqu?à 16 ans

8 janvier 2005, 00:00

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La rentrée scolaire du 17 janvier prochain ne ressemblera pas à celle des années précédentes. Après l?éducation gratuite mise en place en 1976, après la scolarité obligatoire jusqu?à 12 ans à partir de 1992, cette année le pas de géant franchi dans le système éducatif concerne sans nul doute, la scolarité obligatoire jusqu?à 16 ans.

Lors d?une conférence de presse hier, le ministre de l?Éducation, Steven Obeegadoo qualifie également la rentrée scolaire 2005 d?«historique». Mais il reste à voir ce qui sera fait pour faire respecter la loi votée le 23 novembre dernier qui rend l?éducation obligatoire jusqu?à 16 ans. Interrogé sur le mécanisme de suivi mis en place pour s?assurer que la loi est appliquée, le ministre s?explique sans entrer dans le détail. Entre-temps, les responsables d?établissements scolaires n?ont pas encore été informés officiellement du modus operandi à adopter lorsqu?un enfant s?absente trop longtemps de l?école.

«Nous sommes encore en consultations avec le privé sur le mécanisme. Nous allons animer des sessions de briefings avec les chefs d?établissements pour expliquer quoi faire», assure Steven Obeegadoo. Des directives devraient également être émises une fois l?ensemble finalisé.

Dans un premier temps, ce sont les responsables des collèges qui feront le suivi à partir notamment de la liste officielle des étudiants admis au primaire comme au secondaire. Si un enfant n?est plus en classe pendant un laps de temps prédéfini, le collège devra rapporter ce cas au ministère qui fera le nécessaire.

Et si le ministère ne parvient toujours pas à résoudre le problème, un steering committee national, comprenant des ONG, d?autres ministères et la société civile, entrera en scène. Cette instance n?a cependant pas encore été créée. Mais là aussi, les pourparlers sont en bonne voie.

<B> «TRANSITION» </B>

«Nous soutiendrons les parents au cas par cas», dit le ministre. Pour le moment, les solutions pour ceux qui n?ont pas les moyens de se rendre à l?école n?ont pas encore été bien établies.

Mais pas de panique. Le ministre considère que cette première année d?application de la loi sur l?éducation obligatoire jusqu?à 16 ans, est une de «transition» et on n?en est qu?au stade «d?expérimentation». La priorité : se concentrer sur les enfants qui font la transition du primaire au secondaire, sans pour autant «mettre une baïonnette dans le dos des parents». De plus, «rattraper ceux qui ont été déconnectés de l?univers scolaire depuis 2 ou 3 ans est difficile. Il faut être réaliste. La priorité est pour ceux qui étaient à l?école en 2004», indique Steven Obeegadoo. Ce dernier s?empresse toutefois de préciser que «la porte est grande ouverte pour celui qui a quitté et qui a envie de retourner».

Et qu?en est-il de ceux qui ont été exclus des établissements pour comportement violent ou parce qu?ils ont redoublé plus de deux fois après leur entrée en secondaire ? «Nous continuons les consultations», souligne le ministre.

Les chiffres pour la rentrée 2005 sont cependant encourageants. Pour la Form I, 17 300 enfants sont attendus dans les classes. Jusqu?ici, 97 % d?entre eux ont été inscrits dans un des établissements de la République. Le chiffre sera sans doute revu à la hausse puisque l?admission n?a pas encore pris fin.

En attendant, ce sont les recalés du CPE qui risquent de ne plus se tourner vers l?éducation. Souvent issus des classes sociales plus pauvres, ils sont amenés à mettre un terme à leur scolarité après la Std VI. Et c?est pour les rattraper que les établissements scolaires doivent proposer au moins une filière pré-professionnelle. Et des 3 800 candidats éligibles, il n?y en a que 300 qui ne se sont pas encore fait enregistrer.

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