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Gerhard Schröder entend maintenir sa candidature à la chancellerie
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Gerhard Schröder entend maintenir sa candidature à la chancellerie
Le déblocage politique était suspendu à une réunion, hier, à 14 heures, à Berlin, entre le social-démocarte allemand (SPD) et la Union chrétienne-démocrate (CDU)-CSU qui devrait durer trois heures. Elle devrait comprendre treize responsables politiques, dont Angela Merkel et le président de la CSU (aile bavaroise de la CDU), Edmund Stoiber, du côté conservateur ainsi que Gerhard Schröder et Franz Müntefering, pour le SPD.
Il s?agit du troisième tour de ?consultations exploratoires? entre conservateurs et sociaux-démocrates. Ce processus se déroule dans un climat toujours conflictuel depuis que Gerhard Schröder ne laisse plus entendre qu?il pourrait renoncer à diriger un gouvernement de coalition avec les conservateurs. Il leur avait fait une fausse joie lundi en doutant sur la pertinence de son maintien dans la course, créant aussitôt une émotion au sein de son parti, dont le président Franz Müntefering a insisté sur la candidature de l?actuel chancelier.
Suspension
A bout de patience, les Unions chrétiennes (CDU-CSU) emmenées par Angela Merkel n?excluent pas de suspendre ou même d?abandonner ces discussions préalables si les sociaux-démocrates persistent à revendiquer pour le chancelier sortant GerhardSchröder la tête du prochain gouvernement. ?Il n?y aura pas de négociations sur le contenu, si le SPD n?accepte pas que notre candidate devienne chancelière?, a réaffirmé mardi le secrétaire général de la CDU, Volker Kauder, à la chaîne publique de télévision ARD.
Les conservateurs, qui ont conforté leur avance au Bundestag (chambre basse du parlement) à l?issue de la législative partielle dimanche à Dresde (est), avec 226 sièges contre 222 pour le SPD, exigent le retrait de la candidature de GerhardSchröder à la chancellerie avant d?entamer des négociations formelles en vue d?une éventuelle ?grande coalition?.
Le président du SPD leur a répondu qu?il souhaitait ?appliquer autant que possible notre programme dans une action gouvernementale avec Gerhard Schröder à sa tête?. Outre le différend sur la chancellerie, les questions du marché du travail, du système de sécurité sociale, la situation financière difficile de l?Etat fédéral et des Etats régionaux ainsi que le fédéralisme seront au programme de la réunion de mercredi.
La direction de l?Union chrétienne-démocrate (CDU) veut se réunir jeudi pour faire le point. En cas de décision d?interrompre les ?consultations exploratoires?, la possibilité de nouvelles élections pourrait ressurgir.
La campagne des législatives anticipées du 18 septembre, qui avait joué les prolongations jusqu?au 2 octobre en raison du décès d?une candidate néo-nazie à Dresde, est terminée depuis dimanche soir, mais l?impasse politique perdure. Les deux grands ?partis populaires?, engagés sur la voie de la ?grande coalition?, la seule capable de déboucher sur une majorité absolue en sièges, confortable et stable, butent toujours sur la question du chancelier, ou de la chancelière. Les deux camps doivent se retrouver mercredi pour un troisième tour de table.
?Consultations exploratoires?
La direction du SPD, réunie lundi soir, maintient la candidature à la chancellerie du chancelier sortant, Gerhard Schröder, face à celle de sa rivale, Angela Merkel. ?L?objectif du SPD est que Gerhard Schröder reste le chancelier de la République fédérale d?Allemagne?, a déclaré Franz Müntefering lors d?une conférence de presse à Berlin. ?Nous sommes deux partenaires égaux?, a-t-il dit au sujet du SPD et de la CDU-CSU. ?Il faut arriver à tenir compte du fait que nous sommes le parti le plus important et que la CDU-CSU constitue le groupe parlementaire le plus important? à l?issue des élections législatives anticipées du 18 septembre. ?Avant l?ouverture de véritables négociations sur le futur gouvernement, il n?y aura pas de décision quant aux personnes?, a-t-il ajouté.
Le SPD estime que CDU et CSU sont deux partis distincts et que les électeurs, en ne donnant pas de clair mandat à la droite, ont plébiscité les réformes sociales engagées par Gerhard Schröder. Angela Merkel a enregistré le troisième plus mauvais score de l?après-guerre pour la CDU-CSU.
En outre, le SPD relève qu?à Dresde il est certes arrivé derrière les conservateurs pour le siège de député en jeu au suffrage universel direct, mais premier au scrutin de liste à la proportionnelle. Hier, CDU-CSU et SPD devaient en tout état de cause se retrouver pour une nouvelle séance de ?consultations exploratoires?, avec a priori d?un côté Angela Merkel et Edmund Stoïber, président de la CSU, et de l?autre Gerhard Schröder et Franz Müntefering pour le SPD. Le dernier tour de table avait déjà permis de dresser une liste des points concrets sur lesquels les deux camps pourraient commencer à travailler ensemble : finances publiques, marché du travail, retraites, réforme fiscale, réforme du système fédéral allemand...
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