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Fusion a way to heaven
Profusion de couleurs, pour un défilé spectacle teinté de cinéma bollywoodien. Fusion a way to heaven, orchestré par Scene Stealers Ltd, est allé chercher dans le cinéma bollywoodien, une autre façon de concevoir un défilé de mode. Les modèles se succèdent, en soie lavée, appliquées de fleurs bleues, de paillettes, de décolletés, retenus par des bretelles sur dos nu. Des jupes légères qui flottent, virevoltent, agitées par des pas de danse aux saveurs bollywoodiennes. C?est un rêve flamboyant, rehaussé par des couleurs vibrantes et scintillantes. Les coiffures sont relevées, le maquillage chatoyant.
Des escarpins vertigineux, aux talons aiguilles, en passant par les bottes tendance actuelle, les mannequins indiens ont défilé, mêlant la danse à leur numéro de charme. C?est vite l?enchantement, une escale haute en couleurs dans la capitale mondiale du cinéma. La soie sauvage, les dentelles, l?éclat des couleurs. On est vite soufflé. Sindhura Gadde, Miss India 2005, défilant la tête haute, le regard fier, ou encore Nikki D?Souza, Miss Gladrags 2005, toute en finesse, gracieuse et féline. La collection appelée «Bollywood brides,» inspirée des plus grandes ambassadrices de Bollywood : Rekha, Aishwarya Rai ou encore Karishma Kappoor. Enivrant.
L?odeur du spectacle, le goût de la scène, malgré un décor minimaliste, pour ne pas dire quasi inexistant. Ce sont les costumes, le raffinement des matières utilisées, les coupes. Et quand la lumière monte, ce mélange subtil du fuschia, de lavande et ce jaune étincelant. Somptueux.
Des pantalons de toile beige ou bleu, porté par les corps parfaits de Rajeev et Nitin Singh. Des variations en satin de soie gris, perle brodées, sur des corps finement sculptés. On en redemande. Du plus simple au plus sophistiqué, Fusion, a way to heaven, a tenu toutes ses promesses.
RAJEEV SINGH : ACCORD PARFAIT
Muscles saillants. Sourire généreux. Rajeev Singh est bel homme. «Les concours de beauté, c?est pour faire des personnes ordinaires paraître extraordinaire,» lâche-t-il sans détour. A dix-neuf ans, il quitte l?Inde pour s?installer à Malte. Il rejoint l?entreprise familiale mais rêve de concours de beauté. C?est pour lui un monde exaltant, un passeport vers une carrière dans la mode et à Bollywood.
En 2001, il s?inscrit au concours Mr Gladrags et fait main-basse sur le jury. La même année, il concourt pour le titre de Mr World et fait encore un tabac. «Je crois que j?ai le cerveau d?un homme d?affaires et le potentiel d?un mannequin,» explique-t-il dans un éclat de rire.
Bollywood remarque son énergie, son incroyable sex-appeal. Il fait ses débuts sur grand écran dans Khamoshi. Il donne la réplique à Shilpa Shetty. Il est alors lancé. «Le cinéma me plaît. C?est le seul métier au monde où l?on peut devenir quelqu?un d?autre. En même temps, je préfère me concentrer sur ma carrière de mannequin, avant que je ne devienne trop vieux pour la profession. Je peux être acteur dans dix ans, mais certainement pas mannequin ! » Conscient que les enjeux sont grands, il est aujourd?hui, en immersion totale dans sa carrière de top-model.
Ambassadeur des produits L?Oréal et Ralph Lauren, il voyage le monde, pose pour des photos et les couvertures de magazines, et clame à qui veut l?entendre que son métier est comme un autre, à la différence qu?il fait rêver. «My job is great, so why should I be pompous about it !" Si les hommes sont de plus en plus nombreux à aspirer à une carrière de top-model, c?est parce que les hommes, comme les femmes, ont aussi besoin de se sentir valoriser. Beau et fier de l?être ? «Prendre soin de sa personne n?est aujourd?hui plus considéré comme un manque de virilité, » soutient-il. «Et si ça plaît aux femmes, tant mieux ! C?est toujours agréable d?être entouré de jolies femmes ! » Doux et fort. Sensible et décidé. Soigné et viril, Rajeev Singh est incontestablement le portrait type du nouvel homme du XXIème siècle. S?il conjugue pour l?instant aussi bien sa carrière d?acteur que sa carrière de top-model, son prochain film devrait sortir bientôt, Mr World 2001 reste pour l?instant, sur les sommets du monde.
SINDHURA GADDE
Eclat de beauté
Stature moyenne, petit bustier vert, démarche gracieuse, chevelure impeccable. Sindhura Gadde, la Miss India 2005, encense le naturel. Elle est trop belle pour tenter de séduire. Trop naturelle pour forcer sur son maquillage. On fait allusion à sa beauté naturelle, elle proteste, modeste et gênée. Elle a incontestablement un tempérament de fonceuse, l?évidence saute aux yeux. Et avec ça, débit avalanche, puisque la Miss India n?a pas sa langue dans sa poche. 2005, c?est son année. Elue plus belle femme de l?Inde il y a six mois, sa vie est depuis un tourbillon. «Il y avait neuf mille sept cents jeunes femmes qui ont postulé pour le concours. C?est fou, n?est-ce pas ?» s?exclame-t-elle dans un anglais parfait ? c?est que la demoiselle a longtemps vécu en Nouvelle-Zélande et en Australie. Elle y a même été présentatrice télé, sur un show destiné à la jeunesse. C?est dire à quel point elle est à l?aise en interview. «J?aime le contact avec les autres, les échanges, les partages.» Destinée à une carrière dans la médecine, comme ses oncles chirurgiens, elle décide deux mois avant le coup d?envoi du concours Miss India, de tenter sa chance. «En Inde, décrocher un titre aussi prestigieux que Miss India ou Miss Gladrags, c?est s?ouvrir à une carrière dans les médias, dans les affaires ou à Bollywood. C?est s?assurer un avenir en or,» s?exclame-t-elle. Sindhura Gadde est directe et vraie. «I?ve got a bunch of specialists who work with me and teach me how to be a perfect lady ! Il y a quelqu?un qui s?occupe de la blancheur de mes dents, un nutritionniste qui surveille ma ligne, un spécialiste de la peau qui m?apprend à cultiver mon teint, quelqu?un d?autre qui m?aide à travailler ma démarche ? It?s hard work, but so much fun !» Elle s?amuse. Mais elle est grave lorsqu?elle parle du monde et de ses engagements. Depuis son sacre, Sindhura Gadde est totalement investie dans l?humanitaire. Dans sa ville natale de l?Andra Pradesh, elle s?occupe d?une fondation qui milite pour la reconnaissance des enfants aveugles ou partiellement aveugles. «Etre Miss India, c?est aller vers les autres. Mais sincèrement, ce que je reçois en côtoyant ces enfants, par exemple, c?est beaucoup plus que ce que moi je pourrais leur apporter. Je rencontre beaucoup de personnes dans le besoin et je me dis qu?il faut s?engager encore et encore pour eux. Je me sens responsable. »
Derrière strass et paillettes, Sindhura Gadde apprécie la vraie vie, les vrais gens. «Le bonheur c?est d?être avec ceux qu?on aime. Ma famille vit en Nouvelle-Zélande et moi, seule à Bombay. It gets lonely sometimes for me !" Mais l?attachante Miss acquiesce sans hésiter que Miss India est à ce jour, la plus belle chose qui lui soit arrivée. «Miss India has opened so much doors for me. Bollywood might be an option," explique-t-elle. Mais il faudra être prudente, poursuit-elle. «To start a real career in Bollywood, your first film has to be a big commercial hit!" Lucide, elle insiste sur le fait qu?elle préférerait devenir actrice pour ses talents. «I?d rather be employed for my abilities, rather than my looks.» Pour l?instant, rien ne presse. Ses yeux sont rivés sur la Chine, où elle concourt dans quelques mois, pour le titre de Miss Monde 2005. « I would love to get the crown, this is for what I?ve been employed!" Rentrée la semaine dernière d?une série de trois défilés de mode à Manhattan, à San Francisco et à Los Angeles, où elle a porté quelques-unes des créations des plus grands couturiers, Sindhura Gadde poursuit son apprentissage pour être une digne ambassadrice de son pays. Mais déjà, elle incarne à la perfection, une jeune femme zen, charmante, indépendante et vraie.
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