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?Fund Manager? : Entre chiffres et analyses
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?Fund Manager? : Entre chiffres et analyses
N?est pas Fund Manager (FM) qui veut car les responsabilités à assumer sont multiples, et pas des moindres : gérer des fonds, décider où investir, assumer les conséquences de ses actes, voilà le quotidien du FM.
Le terme FM peut se rapporter à la fois à un individu et à une entité qui gèrent des fonds. La tâche première d?un FM est de gérer le portefeuille d?investissement d?un client, par exemple un fonds de pension, un patrimoine ou encore un trust. Le travail d?un FM comporte des analyses économiques approfondies de différents marchés et de compagnies.
Un premier diplôme universitaire est de rigueur dans le parcours classique du FM. Mathématiques, économie, comptabilité ou finance sont les filières de base habituellement choisies.
L?économie est prônée comme étant l?une des matières les plus utiles pour ceux qui se prédestinent à une carrière de FM.
Il n?y a cependant pas de règle stricte à ce sujet, plusieurs domaines académiques pouvant s?avérer utiles dans la carrière d?un financier. ?A Londres, quelqu?un peut être détenteur d?un Masters en physique et être un FM. Mais pour moi, ce qui compte le plus c?est une base solide en mathématiques car on utilise beaucoup les chiffres?, explique Swadick Nuthay, FM chez ACMS Fund Management Ltd. En règle générale, il faut avoir un niveau d?études supérieures assez avancé lorsqu?on veut devenir FM. Un diplôme de spécialisation est donc souvent de rigueur.
?Si cette carrière demande du temps et un indéniable investissement de soi, il n?en demeure pas moins que cette position est gratifiante pour tous ceux qui sont à l?aise avec les chiffres et les analyses statistiques.?
Les diplômes, à eux seuls, n?ouvrent cependant pas les portes au monde du Fund Management. ?On ne devient pas directement FM. Il faut passer par plusieurs filières. On considère le Fund Management comme étant le buy side de la profession. Le sell-side fait référence aux courtiers, aux stockbrokers. Eux prennent des instructions et exécutent. Le FM, quant à lui, se trouve de l?autre côté? résume James Leung Yin Kow, président de la Society of Financial Analysts of Mauritius.
Un travail d?équipe
Le parcours type d?un FM débute d?abord par une expérience professionnelle en tant qu?analyste, ou auditeur, ou encore économiste. Ce n?est qu?après être passé par plusieurs étapes que l?on arrive à gravir la marche qui mène finalement à la position de FM. ?C?est un cercle assez fermé. Vous ne devenez pas FM du jour au lendemain. C?est ainsi de par le monde. On n?entame pas directement une carrière en tant que FM?, affirme Swadick Nuthay.
Bien que les FM ne soient pas très nombreux à Maurice ? une vingtaine d?individus ? les opportunités dans le domaine existent. ?Il y a pas mal de débouchés dans ce domaine. Il y aura des opportunités si le gouvernement décide de professionnaliser le fonds de pension national. Et par rapport à l?offshore, si à Maurice nous avons le know-how, certaines compagnies dont le Fund Management se fait à Londres pourraient le faire ici. Ces compagnies-là ont déjà délocalisé leur administration ici, donc ça vient petit à petit?, pense un FM qui travaille pour une compagnie spécialiste de la gestion de fonds.
La journée d?un FM comporte plusieurs tâches obligatoires. Il doit vérifier les analyses de marché régulièrement afin de suivre et d?interpréter les moindres changements. Les analyses de compagnies font aussi des exercices réguliers qu?il se doit de mener, avec toute son équipe. Le FM lui-même n?est en effet souvent que le représentant visible de toute une fourmilière. ?Le FM ne travaille pas seul. Il y a toute une équipe administrative et d?analystes derrière lui. C?est lui qui prend les décisions finales mais il n?est pas seul?, rappelle Swadick Nuthay.
Si le FM travaille en équipe, il est pour le client le principal point de contact. C?est donc lui qui doit rendre des comptes. Si toutefois les investissements choisis n?apportent pas le rendement escompté, c?est le FM qui présentera les analyses requises aux clients. ?La plus grosse difficulté dans ce métier c?est qu?on n?est pas trop bien compris et qu?il faut expliquer pourquoi nous prenons telle ou telle décision?, affirme Swadick Nuthay.
Si cette carrière demande du temps et un indéniable investissement de soi, il n?en demeure pas moins que cette position est gratifiante pour tous ceux qui sont à l?aise avec les chiffres et les analyses statistiques. ?Ce qui est intéressant c?est que chaque jour est différent. Le marché bouge toujours?, confirme Swadick Nuthay.
■ <B> Prêts de la MPCB pour les frais d?examens</B>
La Mauritius Post and Cooperative Bank (MPCB) propose des prêts pour le paiement des frais d?examens du SC et du HSC. Une personne peut emprunter jusqu?à Rs 20 000 ? le plafond par étudiant étant de Rs 10 000. Le remboursement s?étend sur une période de deux ans. Quant au taux d?intérêt, il est de 9 % mais varie en fonction du Prime Lending Rate. Lors d?une demande, les documents à soumettre sont : la carte d?identité, une facture (d?électricité, de téléphone ou d?eau) en guise de preuve d?adresse, un relevé de compte bancaire pour les six derniers mois et les trois dernières fiches de paye.
■ <B> Le CPI en hausse</B>
Le ?Construction Price Index? (CPI) est passé de 135,1 à 137,1 entre septembre et décembre de l?année dernière. C?est ce qu?a révélé le rapport du Central Statistics Office pour le dernier trimestre de 2006. Au mois de novembre il s?élevait à 136,9, ce qui représentait une hausse de 1,3 % en un mois. Cette hausse est attribuée principalement aux prix des barres de fer (photo). Entre novembre et décembre 2006, le CPI a encore grimpé de 0,2 %, et ce, à cause de la hausse des prix du bois, des câbles électriques et des grilles métalliques. Si l?on compare le CPI de 2006 à celui des années précédentes, les chiffres montrent une hausse de 7,8 % pour octobre, de 8,6 % pour novembre et 8,8 % pour le mois de décembre.
■ <B> Une délégation de la Banque mondiale évalue notre système financier</B>
Une délégation de la Banque mondiale (BM) et du Fonds monétaire international (FMI) est arrivée à Maurice avant-hier. Sa mission : évaluer le système financier et considérer les réformes à apporter à divers secteurs appelés à jouer un rôle clé dans l?économie. La délégation de la BM et du FMI se compose, entre autres, de : Anne Rennie, chef de délégation, son adjoint, Mary Zephirin, Dimitri Vittas, spécialiste dans le secteur des assurances et Lars Jason pour la gestion publique.
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