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Fret : hausse à prévoir en avril

25 mars 2008, 00:00

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Le 1er avril, le coût de transport des conteneurs connaîtra une nouvelle hausse, qui affectera tant les exportations que les importations. Cette augmentation fait suite à la flambée du prix du baril de pétrole brut. Prix qui se chiffre, aujourd?hui, autour de Rs 3 450 le baril.

La surcharge, ou Bunker Adjustment Factor (BAF) des compagnies maritimes, sera donc revue à la hausse. Une augmentation qui est d?environ 16 % depuis le début de l?année. La Maersk Line, par exemple, appliquera ainsi un prix de Rs 13 200 pour les conteneurs de 20 pieds en provenance d?Asie, contre Rs 12 000 actuellement. Idem pour les conteneurs de 40 pieds, où le prix passe de Rs 24 000 à Rs 26 400.

Même son de cloche du côté de la Mediterranean Shipping Company (Mauritius) Ltd (MSC), qui, avec la Maersk Line, contrôle 70 % du trafic maritime. La MSC applique presque les mêmes tarifs pour les conteneurs en provenance d?Europe. Quant aux conteneurs de 20 pieds qui sont exportés vers l?Europe, la surcharge passe à Rs 15 690.

Du côté de France Maritime, Brajen Hazareesingh estime que l?augmentation sera d?environ Rs 1 000 à Rs 1 200 pour le conteneur de 20 pieds transporté par cette ligne maritime. Pour les 40 pieds, ce sera, évidemment, plus cher.

«Cet ajustement dû à la hausse du prix du pétrole sur le marché international est quelque chose qui se passe régulièrement, fait ressortir Brajen Hazareesingh. Le BAF est appliqué par toutes les lignes. Il y a aussi des ajustements par les compagnies aériennes et cela a un impact sur le prix du billet d?avion.»

Robert Hungley, président de l?Association professionnelle des transitaires, se dit «très inquiet» de la situation. L?APT regroupe 46 des quelque 80 transitaires qui sont actifs.

«Le BAF a une conséquence directe sur les usines manufacturières. Quand le fret augmente, c?est les coûts de production qui augmentent. Les produits d?exportation, textile, seafood et autres, sont affectés aussi bien que la production locale», dit Robert Hungley.

«Par conséquent, ajoute-t-il, il sera encore plus difficile pour les produits mauriciens d?être compétitifs à l?exportation... Les produits importés seront aussi encore plus chers car l?importateur mauricien n?a pas d?autre choix que de passer l?augmentation au consommateur.»

Avis que partage Danielle Wong, directrice de la Mauritius Export Association, qui ajoute qu?elle «comprend la situation et qu?il est difficile de savoir où l?augmentation de la BAF s?arrêtera». Au final, «c?est le consommateur qui sera affecté. Les prix continueront d?augmenter sur le marché local. C?est l?impact de la globalisation», souligne-t-elle.

David Tin, responsable des opérations aériennes et maritimes chez Rogers Logistics, souligne que «le BAF est indexé sur le prix du baril du pétrole».

«Nous avons des contrats de longue durée avec des clients, en Europe et ailleurs, dit-il. Parfois la surcharge est incluse dans le contrat, mais parfois ce n?est pas le cas. Nous ne pouvons pas immédiatement passer le coût au client quand la surcharge est appliquée. Là, c?est des pertes sèches pour nous», explique David Tin.

«Quand nous exportons, ajoute-t-il, ce sont les clients en Europe ou ailleurs qui doivent payer plus cher. Mais eux, ils veulent toujours un meilleur prix.»

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