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Food Act : le contrôle se resserre

7 février 2008, 00:00

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Ils sont depuis longtemps attendus pour pallier les manquements du Food Act 1998. Les techniciens du ministère de la Santé peaufinent plus de 75 changements relatifs aux normes alimentaires et aux mesures de contrôle pour assurer plus de sécurité alimentaire.

Les réglementations au niveau des produits pour les nourrissons dont les laits maternisés seront revues et mieux définies. «Nos étagères sont envahies par toutes sortes de laits maternisés et il faut que la loi impose certaines conditions. Seuls ceux qui respectent ces critères auront le feu vert pour importer. La qualité est primordiale pour les nourrissons», soutient un technicien travaillant sur ce dossier. Même pour des marques de référence, une marque non conforme aux normes exigées pour les enfants de cet âge a été retirée il y a quelque temps.

Etiquetage spécial</B>

Vu la complexité de cette loi, ce dossier fait le va-et-vient entre le parquet et la Santé. «Nous voulons nous assurer que, contrairement aux couacs de la dernière fois, nous pouvons permettre une meilleure application en garantissant la sécurité alimentaire. Les risques de contamination, de détérioration de la santé augmentent si nous ne resserrons pas les vis du contrôle», ajoute ce même technicien.

Entre autres, il sera question de demander à ceux qui font des petits pois en boîte de plus utiliser la chlorophylle comme colorant. Avec des changements de température, la chlorophylle change de couleur et n?est pas appropriée. Déjà, fait remarquer ce technicien, les producteurs locaux, ont commencé à changer de colorants mais avec la loi, ce sera une obligation.

Outre les petits pois, l?importation, la production (locale) de même que le contenu des confitures seront sujets à une plus stricte réglementation. Plusieurs marques de confitures sont d?ailleurs fabriquées localement depuis un moment sans que le Food Act n?ait prévu de dispositions spéciales.

De plus, les laits reconstitués localement seront passés à la loupe. Ce marché a commencé à trouver preneurs avec les pénuries de lait en poudre. D?où la nécessité d?assurer un droit de regard sur les fabrications. Les producteurs devront aussi mettre un étiquetage spécial pour prévenir que ce lait n?est pas destiné aux enfants, sauf avis médical.

L?empaquetage du lait fera partie des nouvelles réglementations. «Le lait se vend toujours dans des sachets non recommandés. Nous exigerons qu?ils soient en aluminium laminé et dans des récipients en métal. Trop de gens ne savent pas que l?exposition au soleil a tendance à gâter le lait. Il faut donc qu?il soit bien conservé», soutient un des cadres travaillant sur ces nouvelles réglementations.

Le contrôle sera renforcé sur la large gamme d?huiles importées, de l?huile d?arachide à l?huile d?olive en passant par l?huile de maïs. Avant l?importation, des échantillons seront testés. D?autres tests seront effectués une fois l?huile débarquée. Actuellement, la loi n?est pas bien définie à ce sujet. Elle est assez souple également sur les inspections par rapport aux huiles utilisées pour la cuisson dont celle des gâteaux et dans les restaurants.

<B>Conditions de stockage définies</B>

Même si, pour certains produits, les fabricants le font, la loi n?avait pas prévu qu?il y ait des dates de fabrication pour pains et pâtisseries empaquetés et certains aliments locaux en boîte? Ce qui devrait être le cas bientôt.

Le taux d?épices sera contrôlé. Restaurateurs et marchands devront indiquer de manière visible les plats végétariens, le contrôle des mélanges d?huiles ? car l?huile de palme contient plus de graisses saturées. Le minimum nutritif de différents composants dont les protéines et les hydrates de carbone sera révisé.

Le poisson sera également concerné, notamment sa vente et ses conditions de stockage seront bien définies.

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