Publicité

FMI : «l?inflation date du budget 2006-2007»

28 juillet 2008, 00:00

Par

Partager cet article

Facebook X WhatsApp

lexpress.mu | Toute l'actualité de l'île Maurice en temps réel.

La tendance inflationniste ne date pas d?aujourd?hui. Elle a été alimentée par le budget 2006-2007 du gouvernement. Tel est en substance, ce que révèle un rapport du Fonds monétaire international publié le 18 juillet dernier. Selon le FMI, le taux d?inflation est resté un taux à un chiffre (single digit inflation), pendant 15 ans. Mais dès le milieu de l?année 2006, c?est-à-dire, après le budget 2006-2007, le taux d?inflation est passé de 6,1 % à 12,3 % en novembre. Six mois plus tard, en 2007, le taux d?inflation était toujours à un niveau élevé (11,1 %). L?institution monétaire internationale affirme que ce revirement inflationniste «coïncide avec la mise en application des mesures budgétaires 2006-2007, y compris le relâchement des contrôles de prix intervenu au milieu de 2006».

En effet, cette analyse du FMI, menée dans le cadre des «Selected Issues» sur Maurice, suggère que la libéralisation subite des prix de plusieurs biens auparavant contrôlés, intervenue à la mi-2006 a été à la base de l?augmentation de 50 % de l?inflation générale, trois mois plus tard. Le prix de plusieurs commodités de base, y compris celui du riz, de la farine de blé, de l?huile végétale, a été traditionnellement contrôlé à Maurice, selon le FMI. Le pays dépendant essentiellement des produits d?importation, ce contrôle permet aux consommateurs d?acheter des biens essentiels, à un prix inférieur au prix sur le marché international. Mais suite à la libéralisation des prix de mi-2006, selon le FMI, des augmentations de prix majeures ont été observées. Ces produits étaient notamment les aliments, les limonades, les cigarettes, les boissons alcoolisées. Le FMI fait également mention d?autres produits ou services affectés à savoir les vêtements, l?électricité, les tarifs perçus par les conducteurs de taxi. Il estime que le prix des biens importés par le gouvernement à savoir le kérosène, la farine de blé, a doublé en cette période, tandis que le prix du pain, du riz, du diesel, de l?essence a augmenté de moitié.

Mais le FMI pointe également du doigt, le taux de change de la roupie, comme étant un des autres éléments ayant contribué à la flambée des prix. Depuis 2004, la perte de la valeur de la roupie par rapport à l?euro et au dollar a affecté le taux de change nominal de la monnaie nationale qui a perdu du terrain au rythme de 5,9 % l?année. Quant au taux de change réel de la roupie, il s?est affaibli de 1 % en moyenne l?année.

Publicité