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Fin d?année scolaire agitée pour les syndicats
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Fin d?année scolaire agitée pour les syndicats
Après une année bien chargée, ce sont les grandes vacances pour un peu plus de 27 000 écoliers. Si, pour eux, c?était la grande joie à la sortie des classes vers 11 heures, hier, les syndicalistes déterraient la hache de guerre au même moment. Se disant fortement irrité par l?attitude du ministre de l?Education, Dharam Gokhool, lors d?une réunion jeudi, le front commun des syndicats du primaire a annoncé qu?il songe très sérieusement à organiser un go-slow général dans les écoles à la rentrée.
Du coup, le nouveau ministre doit gérer sa première crise avec les enseignants. A l?origine de la discorde : une question d?allocations. Alors que les syndicalistes espéraient que le ministre Gokhool viendrait annoncer aux enseignants une augmentation de l?allocation pour leur collaboration à la National Literacy & Numeracy Strategy (NLNS), il n?en a rien été. « Nous sommes très déçus. Il nous parle de World Class education, mais nous ne voyons strictement rien de ça. Les relations industrielles vont se dégrader davantage », affirmait Vinod Seegum, président de la Government Teachers? Union (GTU), lors d?une conférence de presse hier matin.
Aniff Peerun, président de la Government Urdu Teachers? Union (GUTU) acquiesce : « Dès la rentrée 2006, nous allons mobiliser nos troupes. Après les 100 jours, l?attitude a définitivement changé. Nous ne voulons plus que les enseignants servent de cobayes.» Suttyhudeo Tengur, président de la Government Hindi Teachers Union (GHTU) affirme de son côté que « nous lui avons donné sa chance, mais il ne l?a pas saisie. A la rentrée, les relations industrielles seront bien tendues ».
Allocation
En fait, le front commun souhaite que le ministère rétablisse l?allocation qui était en vigueur lorsque le projet ? couplé à une extension des heures de classe de 25 minutes ? avait démarré en 2003. « Il nous dit que ce n?est pas de son ressort, mais celui du Pay Research Bureau, ce que nous contestons. C?est lui qui a ce pouvoir-là », soutient Vinod Seegum. Le PRB concerne en effet les salaires alors que les allocations sont du ressort des ministères.
Les enseignants avaient accepté de participer au NLNS contre une allocation mensuelle de Rs 1 500 en moyenne. L?allocation allait dépendre du temps de service et du grade de l?employé. Quelques mois plus tard, ce montant fut réduit de près de moitié à la suite du rapport du PRB. « Ce fut la cause d?une grande frustration dans les classes. Aujourd?hui, le ministère veut revoir le NLNS qui est un grand flop, mais ne pourra rien faire sans l?apport des enseignants», lache Vinod Seegum.
Clency Kelly, président de l?Union of Primary School Teachers trouve « tout à fait logique que tout travail supplémentaire mérite une allocation qui soit en conformité ».
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