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Feu d’artifice Alonso-Renault !
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Feu d’artifice Alonso-Renault !
Sans bavure, le nouveau champion du monde des pilotes de Formule 1, Fernando Alonso, a offert le titre constructeurs à Renault, complétant ainsi un doublé historique pour la marque française, hier en remportant le Grand Prix de Chine, ultime épreuve de la saison.
Renault qui n’avait jamais été sacrée en tant qu’écurie mais seulement comme motoriste a ainsi fait d’une pierre deux coups grâce au jeune prodige espagnol.
Le duo entre dans l’histoire de la F1: le pilote comme celui qui aura mis un terme au règne de l’Allemand Michael Schumacher, détenteur du titre depuis 2000, l’écurie comme celle qui aura mis fin à l’hégémonie Ferrari, invaincue depuis 1999 !
“Mega drive ! Mega drive (méga pilotage)”, lui a crié par radio son ingénieur Rod Nelson, une fois la ligne passée, tandis qu’Alonso répondait en chantant “We are the champions”. “Ce titre n’était pas crucial pour moi, mais il est très important pour l’équipe”, a ensuite expliqué le plus jeune champion de l’histoire de la F1.
“Personne ne pouvait suivre les Renault aujourd’hui et rien ne pouvait nous empêcher de gagner, s’est réjoui le président de Renault F1, Patrick Faure. Nous avons réussi une saison parfaite (...) cette victoire marque un grand moment dans l’histoire de Renault.”
En guise de feu d’artifice, Alonso a mis le feu à son échappement juste avant de sauter du baquet et de tomber dans les bras de son patron Flavio Briatore.
“Comme c’était la dernière fois que nous utilisions un V10 (NdlR : le règlement impose un V8 à partir de 2006), l’équipe m’a dit par radio de le faire hurler une dernière fois en appuyant au maximum sur l’accélérateur... et ça a mis le feu”, a-t-il expliqué en rigolant.
Avec cette victoire, Alonso a montré avec panache qu’il méritait bien ce titre et qu’il ne le devait pas simplement à la malchance de son grand rival, souvent trahi par sa mécanique. Au terme de la saison, les deux pilotes terminent avec le même nombre de victoires.
Mais depuis son sacre personnel au Brésil, Renault a mis à sa disposition une machine plus proche des limites, en particulier à Shanghai où elle bénéficiait de la dernière évolution du moteur RS25. Difficile même, car face à lui, Kimi Raikkonen s’est battu bec et ongles jusqu’au dernier souffle au volant d’une McLaren-Mercedes très efficace après les trois premiers GP, mais d’une fiabilité douteuse, en particulier au niveau du moteur Mercedes. Le titre pilote perdu, Raikkonen espérait collecter les victoires en course et remporter au moins le titre constructeurs pour son écurie. Mais hier, pour la première fois depuis des mois, “la Renault était plus rapide”, a-t-il reconnu.
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