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Fermeture de la DWC : Bérenger « attristé »
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Fermeture de la DWC : Bérenger « attristé »
Une fois n?est pas coutume, Paul Bérenger était en retard à sa conférence de presse. Et pour cause, il était entouré des syndicalistes devant la presse pour commenter la fermeture de la Development Works Corporation (DWC) à Port-Louis. En son absence, Rajesh Bhagwan a essayé de faire patienter les journalistes, avec des plaisanteries.
À l?arrivée du leader du Mouvement militant mauricien (MMM), le ton a changé brusquement, et Paul Bérenger s?est immédiatement mis à ses arguments de la semaine.
Il a d?abord longuement commenté le Borrowers Protection Bill, avant d?enchaîner avec le même thème qu?il avait exposé à Port-Louis quelques minutes plus tôt, soit la fermeture de la DWC.
« Je suis triste que les deux amendements que j?ai proposés n?ont pas été retenus. » Le premier était de repousser la date de la fermeture de la DWC au 28 février, tandis que le second concernait la formule de compensation des salariés âgés de plus de cinquante ans. Ainsi, Paul Bérenger avait proposé que « la compensation soit calculée en fonction de leur temps de service, et non le temps qu?il leur reste avant la retraite. »
Le leader du MMM s?est aussi penché sur le High Powered Committee qui suit l?évolution de la situation de la DWC. « Lors de la réunion du 23 janvier, Raj Mudhoo avait fait circuler les documents faisant état d?un nombre de 33 personnes à être redéployées. Hier matin, ce chiffre est passé à 63. Li pa ene fasson fer. Il faut que Raj Mudhoo fasse son travail plus sérieusement », a-t-il déclaré.
Toujours concernant la DWC, Paul Bérenger s?est dit attristé que certaines personnes osent dire que les partis politiques ont manipulé les syndicats. « Ce sont les syndicats qui décident de tout », a-t-il fermement insisté. Il a conclu ce chapitre en déclarant qu?il siégera à nouveau avec les syndicats dans une réunion le 3 février, afin de faire un point sur la situation et de décider de la marche à suivre.
<B>Une façon « inhumaine » de procéder</B>
Concernant le Borrowers Protection Bill, le leader du MMM s?est encore une fois dit être « attristé » que son amendement n?ait pas été retenu. « J?ai demandé que le nouveau commissaire ait des pouvoirs pour se pencher sur la situation des anciennes victimes du système.
Il est malheureux que ces gens, qui ont mené le combat, ne soient déçus quand ils apprendront que cette loi n?a rien prévu pour eux », regrette-t-il.
Toutefois, sachant que constitutionnellement, une nouvelle loi ne peut légiférer rétrospectivement, Paul Bérenger a immédiatement précisé ses propos : « C?est pour cela que j?ai demandé que le commissaire soit une personne avec au moins 10 ans d?expérience dans le domaine légal ou, qu?il soit un ancien magistrat ou un ancien juge. ça sera au commissaire de veiller à ce que ces actions et décisions ne soient pas anticonstitutionnelles. »
Il a conclu la conférence de presse en faisant état une nouvelle fois des « souffrances et angoisses » que le gouvernement « impose » aux parents et élèves. Notamment le nouveau système de ranking « sans transparence » et l?augmentation des prix « extraordinaire » des matériels scolaires, et surtout les frais d?examen.
À ce sujet, Paul Bérenger a déclaré que la façon de procéder du gouvernement était « inhumaine », car les parents dont les enfants participeront au School Certificate et au Higher School Certificate ne savent toujours pas quelle formule sera adoptée.
<B>Un peu d?histoire</B>
Profitant de la conférence de presse hier, Paul Bérenger s?est permis un petit cours d?histoire. Rappelant que le MMM a beaucoup écrit et discouru sur le thème de l?esclavage, il a tenu à préciser que ceux qui en ont fait autant ont souvent oublié les apprentis. Ces derniers, a soutenu Paul Bérenger, ont vécu une forme de « continuation de l?esclavage », malgré leur nouvelle situation. C?est ce thème qu?a choisi le MMM pour célébrer l?abolition de l?esclavage à Trou-Chenille, le 2 février prochain, à 17 heures. L?organisation de cette activité du parti a été mise sous la présidence de Françoise Labelle.
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