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Fécondation in vitro: un bébé après… 20 ans d’attente

20 mars 2014, 15:07

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Fécondation in vitro: un bébé après… 20 ans d’attente

Avoir un enfant pour eux a été un vrai parcours du combattant. Mais ils ont eu raison d’espérer. Ces deux couples sont les heureux parents de Tara et Amrita (prénoms modifiés). Ces deux petites filles, âgées d’à peine deux semaines, sont les premiers bébés nés par fécondation in-vitro (FIV) à l’hôpital Apollo Bramwell.

 

Pour ces deux couples, avant d’arriver à Apollo Bramwell, la route a été longue et semée d’embûches. Comme de nombreux parents faisant face à des difficultés pour avoir un enfant, ils ont espéré, connu le désespoir et frappé à toutes les portes possibles.

 

C’est  avec la gorge serrée et les yeux remplis de larmes de joie que la maman de Tara explique son attente de près de 20 ans pour avoir un enfant. «Cela va faire près de 20 ans que nous sommes mariés et nous avons vraiment essayé tous les traitements pour avoir un enfant. Nous étions sur le point d’abandonner quand nous avons su que l’hôpital Apollo Bramwelllançait un centre de fertilité. Connaissant la réputation de l’hôpital, nous n’avons pas hésité. Je ne regrette pas d’avoir tenté l’expérience, car nous avons reçu un soutien sans faille des médecins et du personnel du centre. Je n’ai pas de mots pour exprimer la joie que je ressens en ce moment !» confie la mère, toute émue.

 

Du côté des parents d’Amrita, c’est une émotion similaire qui se dégage. Le papa et la maman ont encore du mal à croire qu’ils sont arrivés au bout de leurs peines.

 

«Nous essayons d’avoir un enfant depuis 8 ans et cela n’a pas été une chose facile à vivre. Lorsque j’ai su que l’hôpital Apollo Bramwellmettait sur pied un centre de fertilité avec l’aide d’experts internationaux, j’ai voulu faire partie du premier groupe de patients. Lorsque j’ai commencé à ressentir les effets de la grossesse, je n’arrivais toujours pas à y croire. C’est seulement quand mon enfant est venu au monde que j’ai compris que notre rêve était devenu réalité. Ce moment où j’ai vu ma fille pour la première fois était extraordinaire et c’est là que je me suis mise à pleurer de joie», raconte de son côté la maman d’Amrita.

 

Environ 300 bébés in vitro cette année

 

Avec les deuxbébés nés la semaine dernièreà l’hôpital de Moka, ce sontenviron 300 familles que laFIV a rendues heureuses.

 

C’est la St Esprit Fertility Clinic, de Quatre-Bornes, qui a été la première à l’introduire à Maurice. Depuis 1997, environ 150 bébés sont nés par FIV. Si le Dr Mario Ng Kuet Leong, son directeur, estime à 30 % le taux de réussite, il explique que des méthodes alternatives sont aussi tentées. 450 bébés sont ainsi nés de ces autres traitements.

 

Au Harley Street Fertility Centre, l’on se targue d’avoir pu aider à la conception de plus de 800 bébés. Implantée depuis 12 ans à Floréal, cette clinique est dirigée par le Dr Rajat Goswamy et son équipe. À la clinique, on précise que l’âge détermine le taux de réussite. Plus la patiente est jeune, plus les chances de réussite sont grandes.

 

Pour ces familles prêtes à tous les sacrifices, le prix du traitement est secondaire. Mais il reste conséquent, variant selon les centres de fertilité. À la St Esprit Fertility Clinic, il oscille entre Rs 70 000 et Rs 90 000. «À cela, il faut ajouter les coûts de la stimulation qui se situent entre Rs 50 000 et Rs 70 000.» À Apollo Bramwell, le programme est à Rs 150 000 hors suivi alors qu’au Harley Street Fertility Centre, il coûte plus de Rs 100 000 selon la technique utilisée.

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