Publicité
Excellente initiative
<B>Par Neeta PERSAND</B>
Le Comité national olympique mauricien (CNOM) a su prendre les devants et mérite d?être salué pour son excellente initiative. Il est venu de l?avant avec un plan de restructuration pour tenter de sauver les meubles après la médiocre performance de Maurice aux derniers Jeux des îles de l?océan Indien.
Performance qui a, d?ailleurs, été accueillie comme une douche froide. Dès le retour au pays de la délégation mauricienne, le ministre de la Jeunesse et des Sports (MJS), Sylvio Tang, avait réuni les représentants des fédérations qui avaient participé aux JIOI pour faire le point. Il avait déclaré, lors d?un point de presse, que pour lui les JIOI 2011, qui se tiendront aux Seychelles, ?commencent dès maintenant?.
Depuis, plus d?un mois s?est écoulé. Au lieu de passer de la parole à l?acte, il a tenté, à chaque occasion, de minimiser les dégâts en trouvant toutes sortes de prétextes. Tantôt, il prenait la presse pour cible, tantôt il défendait l?indéfendable.
Au bout du compte, il s?est fait coiffer au poteau par le CNOM à qui revient l?honneur et le prestige d?avoir agi dans le concret. Le Comité national olympique est en effet venu de l?avant, vendredi dernier, avec un plan de travail qui devrait aider le sport mauricien à redorer son blason. Du moins à se racheter et à éviter une autre humiliation dans quatre ans aux Seychelles?
La direction de cette instance a rencontré, en fin de semaine dernière, les dirigeants des fédérations des disciplines olympiques pour leur présenter le plan et surtout les inviter à le mettre en pratique. Le CNOM mérite amplement la mention excellence pour cette brillante initiative.
Pour ces fédérations qui n?ont aucune vision voire aucun objectif, ce plan pourrait leur servir de guide dans l?élaboration d?un programme de travail à court terme. Ils pourront éventuellement l?améliorer, en fonction de la spécificité de leur discipline, pour atteindre des objectifs à long terme.
Sur le papier, le document élaboré par le CNOM est un outil de valeur pour relancer le sport mauricien. Le CNOM propose même de soutenir des projets des fédérations sportives pour leur permettre de réaliser leur objectif.
Mais encore faudrait-il que les fédérations les mettent en pratique ! Combien de cours sont déjà organisés en pure perte par le Mauritius Sports Council et le CNOM à travers le soutien de la Solidarité olympique dans le secteur de l?administration et du coaching ? Combien de fédérations ont mis en pratique les conseils prodigués par les spécialistes mauriciens et étrangers qui ont défilé dans l?île ? La question reste posée?
Il est malheureux de le dire, nombre de nos dirigeants sportifs manquent de volonté et d?ambitions. Au risque de nous répéter, ce qui les intéresse le plus, ce sont les voyages et les avantages attachés à leurs statuts de dirigeants.
Beaucoup ont assisté avec intérêt à l?intervention des membres du CNOM, vendredi. Combien d?entre eux vont faire un effort pour appliquer au moins un dixième des actions présentées ?
Ne soyons pas dupes. La situation reviendra au ?back to square one?, dans quelques jours. Les dirigeants continueront à privilégier leurs intérêts au détriment de ceux des athlètes et de la discipline.
Pourtant, le problème est d?une simplicité enfantine. La seule instance qui puisse mettre de l?ordre dans la maison, c?est le ministère de la Jeunesse et des Sports, car c?est lui qui tient la bourse. Faudrait-il déjà qu?il reconnaisse la démarche louable du CNOM et surtout qu?il lui accorde tout son soutien.
Le projet présenté par le CNOM est réalisable. Maurice dispose de compétences tant sur le plan administratif que technique pour faire bouger les choses dans la bonne direction. Encore une fois, faudrait-il qu?il y ait de la volonté.
Sylvio Tang l?a dit lors de la cérémonie de remise de récompenses aux médaillés des derniers JIOI : ?Il est temps de prendre le taureau par les cornes.? Espérons qu?il mettra à exécution sa pensée. Ce dans l?intérêt du sport !
Publicité
Publicité
Les plus récents