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Eurolux, la qualité avant tout
Avec l’effritement de leurs parts de marché, certaines entreprises chutent tandis que d’autres ferment leurs portes. Mais Eurolux a réussi à s’adapter aux changements de consommation. Elle brasse un chiffre d’affaires de Rs 25 millions avec une gamme diversifiée de produits alors qu’à ses débuts, le mastic était sa principale source de revenus.
L’entreprise est passée d’une situation de quasi-monopole pour s’ins-taller à la 3e place. Dans le monde de la peinture, derrière les leaders incontestés que sont Mauvilac et Permoglaze, Eurolux joue maintenant sur la qualité auprès de ses clients.
Les frères Shyam et Pradeep Domah, principaux importateurs de la Grande-Bretagne, sollicitent l’expertise de leur fournisseur pour en assurer la production à Maurice. Mike Pilkinton s’y prête volontiers.
Avant de se lancer dans la fabrication, Eurolux importait une moyenne de 50 tonnes de mastic par mois. En 1997, suite à des négociations fructueuses, l’entreprise, répondant aux exigences du marché, produisait jusqu’à 80 tonnes par mois, atteignant une pointe de 90 tonnes en 98-99.
La machine lancée, Eurolux, selon Shyam Domah, occupait 70 % du marché. Force est de constater que les habitudes européennes gagnent Maurice. Adieux portes, fenêtres et impostes en fer soudé, gros consommateurs de mastic. Désormais, la tendance est d’embellir sa maison avec des ouvertures en aluminium ou PVC.
Flairant les bénéfices, les compétiteurs s’y mettent. Les revenus d’Eurolux chutent. Qui plus est, le fournisseur britannique de l’époque affiche la tendance. “Auparavant, il nous vendait son mastic par seau. Désormais, c’est en contenance d’un kilo. Donc, petit à petit, la tendance européenne s’est accentuée”, souligne Shyam Domah.
Se tourner vers d’autres produits ou mourir. Eurolux a opté pour le premier choix. La peinture. Blanche pour démarrer. Contrairement à ses concurrents déjà omniprésents, Eurolux évite de se lancer dans le marketing agressif, préférant le bouche à oreille auprès de ses revendeurs, ce qui se répercuterait subséquemment sur les clients. Nous sommes alors en 2000.
Quatre ans plus tard, à coups d’investissements et d’injection des profits – aussi minces soient-ils – Eurolux se targue de détenir 15 % du marché local de la peinture.
“L’avenir de notre entreprise réside dans l’exportation”, souligne Shyam Domah, par souci de diversifier ses sources. Son entreprise effectue un premier pas en 1998 en s’attaquant au marché tanzanien. À ce jour, Madagascar représente 90 % des revenus à l’exportation, la Tanzanie et les Seychelles se partageant le reste. Selon le directeur général, l’objectif à long terme sera d’écouler 40 % de sa production à l’étranger.
Eurolux privilégie la qualité à la quantité de même qu’une présence accrue dans toutes les gammes de peinture. Le dernier produit en date est une peinture pour bateaux, fabriquée sous licence d’une entreprise française. Le directeur général se vante de posséder trois certifications du Mauritius Standards Bureau.
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