Publicité
Euro Motors innocentée
Les directeurs d?Euro Motors, société de vente de véhicules, peuvent pousser un ouf de soulagement. La cour de district de Port-Louis vient de rayer l?accusation provisoire, formulée contre cette compagnie, de complot dans l?importation de voitures volées en Afrique du Sud. Dans toutes les correspondances échangées entre Euro Motors et les autorités, il est clairement stipulé que les voitures importées par cette compagnie ne sont pas des voitures volées.
?Nous avons toujours clamé notre innocence et la cour est venue aujourd?hui nous donner raison. Nous savions dès le départ que les allégations contre nous étaient dénuées de tout fondement?, dit Reshad Dilmahomed, directeur d?Euro Motors, maintenant devenue Samson Motors Ltd.
?Ces fausses allégations, ajoute-t-il, nous ont causé beaucoup de tort. Nos ventes de voitures ont souffert et nous avons encouru d?énormes pertes financières. Nous essayons maintenant de tout mettre en ?uvre pour relancer nos activités.? La police a déjà rendu à Euro Motors les voitures saisies au début de 2002. La compagnie s?attend maintenant que la douane en fasse de même.
En raison des problèmes rencontrés, Euro Motors se propose d?importer elle-même ses voitures, sans l?entremise d?un agent. Reshad Dilmahomed et son frère, Eshan, tous deux directeurs de la compagnie, ont pu récupérer leurs passeports. A l?éclatement de l?affaire, il y a trois ans, il leur avait été interdit de quitter le territoire. Ils se proposent maintenant d?aller acheter des voitures directement à Singapour et au Japon au début de l?année prochaine. Ils affirment que les ?prix de ces voitures sont compétitifs et que des facilités sont offertes aux éventuels acquéreurs?.
Les tribulations d?Euro Motors remontent au mois de décembre 2001. Le quartier général de la police, à Port-Louis, reçoit alors un fax de la police sud-africaine. Celle-ci sollicite l?aide de la police mauricienne pour faire la lumière sur un trafic de voitures volées en Afrique du Sud et destinées à l?exportation. Elle prétend aussi que nombre de véhicules volés ont été exportés vers Maurice.
Forts de ces renseignements, les agents de la Criminal Investigation Division (CID) de Port-Louis Sud se rendent au siège d?Euro Motors et saisissent certaines voitures. Ils notent que les numéros de châssis et de moteurs portés sur les documents de douane ne correspondent pas à ceux des documents de l?agence maritime représentant les navires qui ont assuré le transport de ces voitures.
Pourtant, les documents présentés en douane à Maurice répondaient à toutes les exigences douanières pour la livraison. Dès le début, il semblait clair que l?exportateur en Afrique du Sud aurait fait usage de faux pour tromper la vigilance des autorités. Néanmoins, l?enquête de police avait donné lieu à une dizaine d?arrestations.
Mais, comme pour les frères Dilmahomed, les personnes arrêtées ont, pour la plupart, déjà été innocentées.
Publicité
Publicité
Les plus récents