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Etranglée avec une corde en nylon...

3 juillet 2006, 20:00

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?Les enquêteurs et les médecins légistes m?ont informé que la styliste Vanessa Lagesse a été étranglée avec une corde en nylon.? C?est ce qu?a révélé, hier, devant le magistrat Azam Neerooa, le chef du Forensic Science Laboratory (FSL) Gawtmatee Madhub-Dassyne. Elle déposait dans le cadre de l?enquête préliminaire sur la mort de Vanessa Lagesse. Cette dernière a été retrouvée sa vie dans la baignoire de son bungalow, à Grand-Baie, le 10 mars 2001. Au banc des accusés : Bernard Maigrot.

La révélation du chef du FSL est contenue dans un message électronique adressé à une dénommée Helen, une scientifique étrangère, le 12 décembre 2001.

Soumise à un feu roulant de questions de Me Ivan Collendavelloo, Senior Counsel, qui défend Bernard Maigrot, Madhub-Dassyne reconnaît avoir informé Helen que Vanessa Lagesse a été étranglée au moyen d? une corde en nylon. Elle précise que cette information lui a été communiquée par les enquêteurs et les médecins légistes qui ont pratiqué l?autopsie sur le cadavre de la styliste.

Dans son message électronique à Helen, le chef du FSL lui a donné des détails sur l?assassinat de Vanessa Lagesse. Les détails de cette affaire, dit-elle, lui ont été communiqués par les enquêteurs.

Madhub-Dassyne explique avoir informé Helen du nombre de cordes découvertes par les policiers dans le bungalow de Vanessa Lagesse. Un premier morceau de corde a été découvert dans la chambre à coucher de Vanessa Lagesse. Le deuxième morceau a été trouvé dans la baignoire et le troisième dans la cour du bungalow.

Le chef du FSL a également demandé à la scientifique étrangère s?il y avait ?any chance of getting any of his DNA on this rope that was found in the bedroom?.

Me Collendavelloo a demandé à Madhub-Dassyne à qui référence est faite lorsqu?elle parle de ?his DNA?.

Le chef du FSL a été catégorique dans sa réponse : le suspect Bernard Maigrot. Elle précise que ce sont les enquêteurs qui lui ont communiqué cette information. Elle explique que c?est lors d?une session de brainstorming que le nom de Bernard Maigrot a été révélé.

?Si le test d?ADN avait révélé les empreintes de Bernard Maigrot sur la corde en nylon, j?aurais informé la police?, indique-t-elle, à une question de Me Collendavelloo.

Madhub-Dassyne avoue qu?elle était en contact avec une autre scientifique étrangère, une dénommée Charlène Oto, qui pratique à Cape Town.

Au cours de l?audience d?hier, Madhub-Dassyne a déposé neuf rapports sur les diverses pièces à conviction qu?elle a examinées. Elle dit avoir travaillé en étroite collaboration avec les enquêteurs sur cette affaire. Elle explique que des tests ADN sont possibles à Maurice actuellement alors qu?en 2001-2002, tel n?était pas le cas.

A la suite d?une motion de Me Collendavelloo, l?accusation a accepté de remettre à la défense une copie du dossier du FSL en possession de son chef.

La prochaine audience est fixée au 7 juillet 2006.

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