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Et la confiance revient

28 février 2007, 00:00

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Le survey de la Mauritius Employers Federation (MEF), rendu public hier, indique une reprise de confiance au sein des entreprises du secteur privé pour la conduite des affaires. Car un plus grand degré d?optimisme que l?année dernière a été noté au niveau du climat d?investissement.

Selon le rapport, intitulé Annual Business Trends Survey cette reprise de confiance s?explique surtout par les mesures budgétaires 2006-2007 concernant la restructuration économique. Elle est liée à la performance économique générale du pays pour 2007, particulièrement au niveau des prévisions de la croissance, l?investissement et l?emploi.

Environ 50 % des entreprises sont bien plus optimistes au sujet de leurs opérations pour 2007 que lors du survey de l?année dernière. Le précédent relevé indiquait que plus d?un quart des entreprises avait un sentiment négatif au sujet de la situation au niveau de leurs firmes individuellement et seulement un tiers était optimiste.

Les secteurs qui sont plus confiants sont le transport, le stockage, les communications, les services financiers, et représentent 44 % du nombre d?entreprises participant à l?évaluation de la MEF. Mais les entreprises manufacturières hors zone franche, les grossistes et les détaillants sont pessimistes.

Il existe également un mood plus positif au sujet des opérations tant pour le marché local que l?exportation, et ce malgré le fait que les opérateurs s?attendent à un plus haut degré de compétition pour leurs produits. La confiance dans la croissance des exportations est basée sur l?amélioration de l?économie mondiale et la croissance commerciale, en particulier celle du marché européen.

Un peu moins de 50 % des entreprises orientées vers l?exportation s?attend à une augmentation de leurs ventes à l?étranger, et 36 % pensent que la valeur de leurs exportations restera la même.

Autre indication de l?optimisme et de la confiance dans la communauté des affaires est l?investissement prévu dans la construction de bâtiments et l?achat des équipements qui va augmenter en 2007. Cette augmentation est attribuée au fait que les entreprises envisagent d?accroître leur capacité de production et améliorer leur efficience.

Mais il y a des contraintes à l?investissement, notamment l?incertitude de la demande, le retour inadéquat sur l?investissement, le coût élevé de financement, et le contrôle des prix.

Il existe une perception positive de la politique fiscale du gouvernement. Les changements au niveau de l?impôt sur le revenu et des barèmes de taxes pour les compagnies ont été bien accueillies.

Mais un grand pourcentage des firmes ne sont pas du tout satisfait avec la présente politique du taux de change pratiquée par la Banque de Maurice et le gouvernement. Cela s?explique par la dépréciation continuelle de la roupie vis-à- vis des autres principales devises.

Environ 67 % d?entre elles ont une opinion défavorable au sujet de la politique du taux de change. Il y a même 32 % qui considèrent qu?une telle politique décourage l?investissement. Environ 60 % considèrent trop élevé le taux d?emprunt.

<B>Un fort pessimisme du secteur agricole</B>

Malgré les efforts du gouvernement pour réduire la bureaucratie et créer un environnement plus favorable à l?investissement à travers les mesures proposées dans le budget et le Business Facilitation Act 2006, au moins 75 % des entreprises considèrent que l?administration publique décourage l?investissement.

Toutefois il y a une attitude plus positive au sujet de la politique salariale du gouvernement et du cadre des relations industrielles. Mais cela ne traduit pas nécessairement le mood actuel dans la communauté des affaires.

Car le survey avait été effectué à la fin de l?année dernière à un moment où le gouvernement avait exprimé une volonté d?apporter des réformes importantes des lois du travail avec objectif d?atteindre une flexibilité dans le marché du travail et un système décentralisé de fixation de salaires.

Les entreprises s?attendaient à ce que la pratique de l?octroi de la compensation salariale annuellement après les négociations triparties allait être abandonnée. Malgré les promesses du gouvernement, il n?y a aucune indication jusqu?ici que cela va se concrétiser.

Ce qui clair c?est que les entreprises, à 46 %, s?attendent que leurs profits vont augmenter, mais 26 % pensent que leur profitabilité va diminuer. Il existe toute fois un fort degré de pessimisme dans le secteur agricole où une baisse de profits est attendue. Le passage du cyclone Gamede n?est pas pour arranger les choses avec les dégâts causés aux cultures vivrières.

La majorité des entreprises, toutefois, soit 43 %, ne prévoit pas de changements dans leur taux d?emploi. Environ 32 % d?entre elles pensent que le taux d?emploi dans leurs entreprises notamment les secteurs de transport, de stockage, des communications, et des services financiers, va augmenter. Les augmentations dans l?emploi vont dépendre prioritairement de l?expansion de leurs activités et de la hausse de l?investissement.

Mais 21 % prévoient une baisse. C?est dans le secteur agricole où une plus grosse contraction est envisagée. Dans le secteur de grossistes et des détaillants une réduction d?emploi est à prévoir. La réduction est très probablement causée à la compétition, la non disponibilité de la main-d??uvre, et son coût élevé. Pour le secteur sucre, par exemple, c?est l?application du voluntary retirement scheme et la mécanisation qui sont à la base de la réduction de l?emploi.

Le manque de main-d??uvre à court terme sera surtout au niveau de cadres moyens, professionnels et de techniciens alors que le recrutement des top-level managers et techniciens devient de plus en plus difficile à moyen et long termes. Autres problèmes, ce sont l?absentéisme et le manque de travailleurs qualifiés.

Si les opinions concernant l?éthique et la bonne gouvernance au sein des compagnies sont en train de s?améliorer, les entreprises, à 72 %, désapprouvent largement les mesures existantes pour combattre la corruption. C?est le secteur des services financiers qui est le plus mécontent de la situation.

Le survey exprime une déception du niveau très bas de l?investissement dans la recherche et le développement car l?innovation dans les méthodes de production sont d?une grande importance pour que les entreprises soient plus compétitives.

EVALUATION

<B>Profil des participants</B>

■ Au total, 128 entreprises ont participé à ce ?survey? qui couvre tous les secteurs de l?économie ? agriculture, manufacturier, zone franche, construction, hôtels et restaurants, transport, communications et services financiers, entre autres. La majorité d?entre elles, soit 40, sont des petites et moyennes entreprises, employant entre 10 et 50 personnes. Mais le ?survey? a aussi été entrepris auprès de 15 entreprises employant plus de 500 personnes.

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