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?On est là pour servir?
- On avait craint le pire pour le cyclisme, à savoir la dissolution du présent comité fédéral. Peut-on dire que le bon sens a donc prévalu ?
? Je dois d?abord préciser une chose : une démission massive n?a jamais été à l?ordre du jour. Ce qui est vrai, c?est qu?il avait été demandé à chacun d?entre nous de réfléchir à titre personnel sur son avenir et son engagement dans le cyclisme.
Ce qu?il faut savoir, c?est que plusieurs membres de mon comité avaient exprimé leur déception devant l?attitude de certains membres de la grande famille du cyclisme. Je ne citerai aucun nom, mais ces gens-là se reconnaîtront. Il est facile de rester loin et de critiquer.
Mais nous avons décidé de faire fi de tout ça. Le comité continue. Il nous reste un an, nous irons au bout de notre contrat. Nous prendrons le soin, au passage, de remplacer les membres démissionnaires (NdlR : Louison, Adam et Rambert) afin de nous conformer au Sports Act.
- Pourquoi avoir opté pour la continuité ?
? Nous avons une mission et nous nous devons d?aller au bout de cette mission. On est là pour servir le cyclisme, pour faire en sorte que cette discipline que nous aimons tous puisse s?épanouir.
Contrairement à ce qu?on peut penser, nous ne sommes pas là pour des avantages pécuniaires. Je tiens ici à faire remarquer que pas un seul des six membres du comité n?a accompagné ne serait-ce qu?une fois une délégation mauricienne à l?étranger.
- Votre démission en tant que président de l?AMC était d?actualité jusqu?à tout récemment. Ont-ils été nombreux à vous témoigner leur soutien ?
? Oui. Une majorité silencieuse a tenu à s?exprimer cette semaine pour nous accorder son soutien. Cette majorité cautionne le travail qui a été fait par la fédération depuis deux ans, ce qui est réjouissant.
- Ce qui étonne, c?est que vous ayez menacé de partir alors que le plus dur était derrière?
? S?il fallait partir, c?était le moment de le faire. On n?a justement pas voulu léguer une situation ingérable à un autre comité. On a préféré laisser passer l?orage. Là, le moment était propice pour une passation de pouvoirs. Les affaires sont derrière nous, les Jeux des îles aussi. Un nouveau comité aurait eu le temps de s?installer.
- Puisqu?il n?y aura pas de démission, comment s?annonce la suite de votre engagement auprès du cyclisme ?
? On va bientôt se fixer un calendrier de travail. Il y a des idées à faire aboutir auprès des autorités, notamment des projets d?infrastructures. Mais je ne souhaite pas en parler pour le moment.
Cette dernière année de mandat s?annonce sous le signe de la continuité. Nous avons plein d?idées, mais on a besoin d?aide. On ne peut pas espérer que l?AMC fera des miracles.
- Un dernier mot ?
? Je souhaite qu?on ait l?occasion, mon comité et moi, de travailler sur des dossiers prioritaires, profitables au cyclisme, au lieu de passer un temps fou à résoudre des problèmes qui n?auraient jamais dû exister.
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