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Escroquerie : il fait une dizaine de victimes, dont l’une succombe à une crise cardiaque

23 novembre 2010, 20:00

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Escroquerie : il fait une dizaine de victimes, dont l’une succombe à une crise cardiaque

Dayanand Jodhun est accusé par neuf personnes de les avoir flouées contre promesses d’une voiture japonaise de seconde main. Un chauffeur de taxi, lui, a été terrassé par une crise cardiaque après les misères qu’il lui a fait subir.

Vishnu Appadoo, 41 ans, est un homme soulagé. Mais meurtri. Cela fait un an, ce lundi 22 novembre, qu’il attend que Dayanand Jodhun, 42 ans, soit arrêté par la police. Cet habitant de Grand-Bel-Air ne l’a non seulement escroqué, son frère et lui-même, de près d’un demi million de roupies mais il a également floué trois de ses amis.

Si le chauffeur de taxi se félicite que la police de Mahébourg ait finalement mis la main sur cet escroc, c’est que l’un de ces trois amis, le taximan Ashok Ghurburrun est mort d’une crise cardiaque après en avoir été une de ses victimes. La combine mille fois resservie par Dayanand Jodhun consistait à prendre une grosse somme d’argent à des Mauriciens, leur promettant de faciliter l’achat d’un véhicule de seconde main du Japon.

Au final, l’escroc a empoché près de Rs 2 millions et a laissé certains clients sur le carreau. Parfois sans le véhicule ou alors après avoir livré un véhicule de qualité inférieure. Vishnu Appadoo, comme tant d’autres, lui ont versé une avance pour l’achat du véhicule rêvé avant que Dayanand Jodhun ne disparaisse dans la nature.

Comme Vishnu Appadoo, Ashok Ghurburrun a eu le choc de sa vie en apprenant des services de douane que son véhicule est arrivé au port mais qu’il manque certains documents.
 
«Son véhicule ne pouvait démarrer qu’avec une carte électronique. Les vitres étant restées baissées, la pluie s’y est infiltrée. Les semaines de démarches ont fini par le stresser. Un mois après avoir pris possession du véhicule, il est mort», soupire Vishnu Appadoo.

«Mon mari est décédé le 29 octobre 2009. Je viens d’organiser des prières pour marquer le douzième mois de sa disparition. Ça été dur pour ma fille de dix ans et pour moi. Il a fait confiance à cet homme et il en est mort», glisse la veuve du taximan, Amrita. Faisant contre mauvaise fortune bon cœur, elle a été contrainte d’employer un chauffeur pour que la voiture de son époux ne reste pas au garage.

«J’attends d’obtenir un learner depuis neuf mois afin d’avoir le permis pour pouvoir conduire le véhicule moi-même. Quand je paye le chauffeur, il me reste très peu d’argent pour pouvoir faire bouillir la marmite», lâche Amrita. Pour elle, Dayanand Jodhun doit payer pour le mal qu’il a fait autour de lui.

A ce jour, Dayanand Jodhun doit répondre d’au moins neuf plaintes consignées au poste de police de Mahébourg. L’enquête du sergent Peerally sera remise aux inspecteurs Callychurn et Seewoogoolam ce mardi 23 novembre, d’autres victimes n’ayant pu négocier un remboursement auprès des proches de l’escroc préférant, cette fois, s’en remettre à la justice.

 

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