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Eric Way l?épris d?élégance
Son nom est entré dans la légende lorsque son esprit en ébullition, lui fit dessiner le «Denim Jacket » le plus cher de l?histoire de la haute couture. C?était en 2002. Le nom d?Eric Way entra alors dans la postérité, puisqu?il figure désormais dans le Guinness Book of World Records. La veste, estimée à $1 million, était incrustée de diamants et de saphirs, encastrés dans du platine. Tout s?est alors vite enchaîné pour lui : une carrière en or et sa propre boutique de couture haut de gamme, située au Kendal Street à Londres.
Aujourd?hui, Eric Way, présente sa nouvelle collection Printemps-Eté que portera entre autres mannequins, la délicieuse Joanna Taylor. Cette dernière est l?héroïne d?une série télévisée à succès sur BBC One. Le non moins connu magazine OK ! va coucher sur papier glacé pour son prochain numéro, le corps gracieux de Joanna Taylor, avec comme décor, le soleil de Maurice et le cadre enchanteur du Sofitel Imperial. Après quoi, Eric Way se chargera de faire resplendir la beauté de sa compatriote Charlize Theron, récemment osacrisée pour son interprétation dans Monster, pour des ?uvres caritatives.
Sa griffe est aujourd?hui célèbre, E W. que le créateur de génie porte en lettres argentées et brillantes sur son t-shirt noir. L?homme est souriant. Il aurait pu régner en maître incontesté sur le fief de mannequins qui l?accompagne, mais non, il n?arrête pas de les solliciter pour une plaisanterie ou un mot gentil. Eric Way est attachant et on le lui rend bien.
Son génie, immortalisé dans la robe la plus célèbre qu?il ait jamais dessinée ? celle de Kristin Davis, à jamais Charlotte York de la série Sex and the City ? a fait le tour du monde. Il a puisé son inspiration auprès des grandes actrices de l?âge d?or d?Hollywood et a scellé ainsi sa destinée.
«Partout où je vais, on me parle de cette fameuse robe que Kristin Davis porte dans le douzième épisode de la dernière saison de Sex and the City. C?est un immense honneur. Cette robe s?arrache dans le magasin et sur notre site Internet. Nous recevons des commandes du monde entier !» raconte-t-il en riant.
Cette robe rose moulante et sexy, avec un décolleté arrondi, est rehaussée par une ceinture noire à la taille, aurait pu habiller Joan Crawford ou Marilyn Monroe. «L?aventure Sex and the City a commencé pour moi un peu par hasard. Patricia Field, la styliste de la série, a assisté à l?un de mes défilés consacré aux années 50.
Elle est tombée sous le charme. Cette robe correspondait exactement à ce qu?elle recherchait pour la série. Ma robe a été choisie parmi cinq cents autres robes. C?est plus qu?un honneur, c?est un privilège !»
<B>Obsession de la perfection</B>
Pris dans l?euphorie de ce coup de pouce du destin, qu?il évoque à chaque fois avec le même plaisir, il se met à raconter la série elle-même. On apprend ainsi que Charlotte, le personnage incarné par Kristin Davis, a besoin de se remonter le moral après sa fausse couche. S?acheter une nouvelle robe, était la solution que ses fidèles amies de la série lui ont suggérée.
«I?d rather stop here. No need for me to tell you all about the serie since you haven?t seen it!» s?exclame-t-il en jubilant.
Pourtant, dès qu?on aborde sa profession, il devient sérieux. Lancé à corps perdu dans la mode à vingt et un ans, Eric Way participe à toutes les étapes de la création à la fabrication. Du croquis à l?essayage, il corrige, il réajuste. Il fait retoucher jusqu?à la perfection. C?est son obsession du créateur qui veut qu?une chose soit absolue. Il s?obstine à travailler sur cet absolu. Dans un monde rempli de paillettes, de frivolité voire de légèreté, il reste exigeant.
«Mon inspiration me vient des femmes qui dictaient la mode. Marilyn Monroe était à elle seule, une figure emblématique de la féminité. Les femmes aujourd?hui, bien qu?elles revendiquent leurs droits, veulent rester féminines malgré les contraintes que leur imposent leur rythme de vie. Je suis là pour donner vie à leurs désirs.»
Dans la foulée, il ne manque pas de souligner le rôle que la presse people joue dans l?élaboration de cette féminité des femmes d?aujourd?hui. «The media make stars out of people.» C?est en cela, que selon lui, les gens ordinaires, sont à ce point friands de strass et paillettes.
Dans ce métier où il faut constamment surprendre pour être au sommet, où il faut sans cesse se remettre en question pour mieux avancer, Eric Way se raccroche à sa famille et aux vraies valeurs de la vie. Sa mère d?abord, avec qui il s?entretient chaque jour au téléphone et la conviction que la vraie vie, ce sont surtout les choses simples.
«Je crois que je suis béni, mais je n?oublie pas d?où je viens.» Ces propos rappellent indubitablement ceux que Charlize Theron ont prononcés lors de la cérémonie des Oscars, pendant qu?elle devenait la nouvelle reine d?Hollywood.
Eric Way reste donc fidèle aux principes qui l?animent depuis son enfance dans le quartier de Standerton à Mpumalanga en Afrique du Sud. Si de temps en temps, il réussit à satisfaire les caprices de certaines de ses clientes, notamment ceux de l?ex-Spice Girl Geri Halliwell en habillant son chien Harry, il n?en reste pas moins, un homme comme les autres.
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