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Eric Kennedy Dupavillon vit sa passion à des kilomètres

5 juillet 2006, 00:00

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Eric Kennedy Dupavillon a toujours aimé les chevaux. Il les côtoie depuis sa tendre enfance. Les journées de courses, il se faisait un devoir d?y assister. Pour lui, son avenir était déjà tout tracé. Il devait faire carrière dans le domaine hippique et pourquoi pas comme entraîneur !

Élève à l?école du Nord, Eric se rend chaque matin chez Philippe Koon pour voir les chevaux. ?Il m?est difficile de décrire cette fascination pour les chevaux. Je n?avais que 12 ou 13 ans et j?avais déjà en tête ce que je voulais faire?, confie le passionné.

Ses études secondaires terminées, il met le cap sur l?Afrique du Sud pour se spécialiser en comptabilité. Mais Eric n?y restera pas longtemps et rentre à Maurice. ?Je sentais que ce domaine ne m?était pas destiné et je suis rentré au pays.? Il intègre alors la firme DCDM, mais n?y fera qu?un court passage.

Un pactole de 750 000 dollars

C?est son amour pour les chevaux et pour les courses, qui guide désormais Eric. Il en parle d?abord à ses parents. Quelque peu réticents au début, ils finissent par accepter.

En 2002, Eric franchit un pas important. Il s?envole pour l?Australie pour des études en Horse Management. C?est le coup de foudre. Il ne s?était pas trompé, il était fait pour entraîner.

Son arrivée dans un pays étranger se passe sans anicroche. La langue, il la maîtrise parfaitement. ?Ma grand-mère était anglaise et c?est grâce à elle que je me sens à l?aise avec cette langue?, confie-t-il à l?express.

Eric apprend tout sur les chevaux, même sur l?anatomie de cet animal majestueux. ?À mon arrivée en Australie, j?ai eu la chance de connaître un autre Mauricien, John Claite. Ce dernier m?a beaucoup aidé. Et puis sans le soutien de ma famille, je n?aurais pas pu tenir longtemps.?

Après deux ans de cours, Eric obtient un stage dans une écurie. Devant lui, s?étale une longue liste. Le choix n?est pas difficile à faire car parmi figure une certaine Stanbates Stable, la meilleure proposition qui s?offre à lui. Il accepte sans hésiter.

Cela fait maintenant plus de deux ans qu?Eric Dupavillon travaille comme assistant de l?entraîneur Stan Bates. Il s?occupe de la préparation de base des chevaux.

?Cette écurie compte environ soixante chevaux, trente sont au repos et les trente autres sont en compétition. Avec le nombre d?écuries qui existent en Australie, la compétition est rude. L?écurie Stanbates arrive toutefois à sortir la tête hors de l?eau avec au moins une victoire par mois, ce qui est un assez bon score pour cette petite écurie.?

Mais la plus grande victoire de cette écurie, c?est en décembre 2005 qu?elle l?obtient, par l?entremise d?un certain Covertly. Ce coursier remporte le Rail Way Stakes et permet à son entourage de toucher le pactole de $750 000. ?Après cette victoire, je me suis senti pousser des ailes. J?ai voulu plus que jamais faire ce métier?, s?exclame notre interlocuteur.

Mais ce rêve qu?il caresse depuis enfant, Eric Kennedy Dupavillon devra attendre un an pour le voir se réaliser. ?Pour avoir une licence d?entraîneur, il faut avoir cinq ans de service. C?est à la fin de mes cinq ans, qui devraient se conclure l?année prochaine, que je pourrais faire ma demande?, nous explique-t-il.

En attendant le grand jour, Eric profite de l?ambiance du Champ-de-Mars qu?il dit unique pour se ressourcer avant de regagner l?Australie.

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