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Entre le calme et la tempête
Il est 17 heures. Dans une heure quarante, Stéphan Buckland s?alignera sur la deuxième demi-finale du 200 mètres. Et déjà ce dernier s?échauffe pour sa course.
Les mauvaises conditions climatiques obligent ? le froid et le vent ? Stéphan Buckland, accompagné de son coach Hervé Stéphan, s?est réfugié dans le tunnel qui relie le stade d?échauffement au stade Olympique d?Helsinki. Long de plus d?un kilomètre, ce passage est doté d?une piste synthétique et de toutes les installations permettant de s?échauffer.
Comme d?habitude, Hervé Stéphan affiche le sourire, il est confiant. Stéphan Buckland est, lui, déjà dans sa course? son regard en dit long. Alors qu?Hervé Stéphan reste dans le coin de la piste, Stéphan Buckland poursuit sa préparation en répétant ses gammes.
Les deux hommes ne se parlent pas, mais échangent des regards. C?est comme cela qu?ils communiquent. Pas de paroles, que des regards, à croire qu?ils arrivent à lire dans les pensées de l?autre.
Stéphan Buckland, entre deux gammes, fait des va-et-vient. Il attend son heure avec impatience. Dans cette salle, les adversaires se croisent. Amis ou pas, ils ne se parlent pas véritablement. Un simple signe de la main ou de la tête pour se saluer, sans plus. Chacun a un objectif clair et précis : décrocher une place en finale.
Et, même si la course ne dure que 20 secondes et des poussières, sachez qu?elle commence bien avant? une heure trente, voire deux heures avant.
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