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Enfants et déjà mendiants

14 août 2005, 00:00

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La situation devient intolérable au centre commercial de La Tour-Koenig. Des enfants, actuellement en vacances scolaires, y mendient pour se faire de l’argent de poche. Ils hantent les magasins au grand dam des commerçants. Une demi-douzaine d’entre eux rôde sous les arcades. Le regard implorant, les vêtements en haillons, les mains tendues vers les clients, ils errent autour des boutiques, scrutant avidement les mets qui sont exposés dans les vitrines, harcelant presque les adultes. « Ene ti roupie are ou mamzelle… », laissent-ils entendre d’une voix suppliante et brisée.

Âgés entre neuf et treize ans, ces enfants défavorisés envahissent depuis quelque temps déjà le centre commercial. Ils marchent en bande, débarquent dans les boutiques et s’accrochent presque aux passants. Certains commerçants cèdent parfois et leur donnent des sous, croyant bien faire. « Je les ai vus il y a deux jours, raconte une commerçante. Ils fréquentent souvent le magasin de jeux qui se trouve en haut. » Il est vrai que ce coin reflète souvent la pauvreté, on aperçoit beaucoup d’enfants laissés libres qui hantent les rues désertes. Nés dans la pauvreté, ils ne profitent pas de leurs vacances scolaires, mais ont d’autres préoccupations en tête.

« C’est un drame humain ! Ils harcèlent mes clients et veulent même entrer à l’intérieur de mon restaurant pour obtenir quelque chose. Ça devient un vrai problème de société ! », explique Lindsey Pittumbur. Il pense que ces mendiants sont les enfants de squatters, qui se sont installés à La Tour-Koenig. Sa sœur, qui travaille avec lui, se dit triste de voir un tel spectacle presque tous les jours. « Il serait grand temps de faire quelque chose pour remédier à ce problème, car si nous laissons ces enfants agir comme cela, il est certain qu’ils deviendront des délinquants plus tard ! Voilà ce que nous appelons de parents irresponsables ! », enchaîne-t-elle.

Lindsey Pittumbur parle de sensibiliser l’opinion publique tandis que sa sœur souhaite attirer l’attention sur ces parents qui ne peuvent pas s’occuper de leurs enfants comme il se doit. Ces commerçants s’inquiètent de la mauvaise image que cela donne du centre commercial. Même s’ils se disent affligés par un tel fléau, ils souhaitent surtout que cette situation ne dure pas.

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