Publicité

Elles auraient été infectées après un test de dépistage

21 avril 2007, 00:00

Par

Partager cet article

Facebook X WhatsApp

lexpress.mu | Toute l'actualité de l'île Maurice en temps réel.

Il vaut mieux prévenir que guérir, dit-on. C?est dans ce souci que des employées d?une compagnie privée se sont soumises, il y a quelques jours, à des tests de dépistage de cancer du col de l?utérus. Mal leur en a pris. Elles auraient toutes dû se faire soigner, ensuite, pour des infections vaginales, explique un médecin. Ce ne sont que des «irritations», rétorque-t-on à la Santé, qui organise ces séances de dépistage précoce du cancer du col de l?utérus dans des entreprises privées.

Des enquêtes sont en cours tant au niveau de la firme privée qu?au niveau des autorités pour situer les responsabilités dans cette affaire. La compagnie n?a pas encore fait de commentaires officiels, préférant attendre les résultats médicaux. Nous n?avons donc pu savoir, pour l?heure, le nombre exact de femmes concernées par le problème. Mais dans les milieux proches de la compagnie, l?on confirme que toutes les employées qui ont fait ces tests ont eu des problèmes de santé.

Elles ont même dû être admises en clinique.

<B>Équipements stérilisés</B>

«C?est sûr qu?il ne s?agit pas d?un hasard. D?autant que les femmes concernées n?avaient aucun problème de cette nature avant ces tests de dépistage. Dans un premier temps, nos employées ont été soumises à des tests médicaux», soutient-on du côté de la firme. Le ministère de la Santé, lui, relativise. Il attend un rapport de la clinique où les malades ont été soignées avant de commenter l?affaire.

Toutefois, le gynécologue responsable du programme, le Dr Chandrashekar Ramdaursingh, indique que le frottis vaginal qui se fait généralement dans le cadre d?un dépistage précoce ne «peut provoquer ni irritations, ni infections vaginales, à moins que les patientes aient déjà un problème».

Quant à la possibilité que ce soit des équipements non stérilisés qui soient à l?origine du problème, le gynécologue l?exclut. «Normalement, on se sert d?équipements qui ne sont utilisés qu?une fois. Dans d?autres cas, des équipements stérilisés sont utilisés. Mais il aurait fallu que l?équipement soit vraiment bien infecté pour provoquer ce que les patientes soutiennent avoir eu. Par contre, si elles avaient déjà un problème, il a pu être aggravé.»

Au niveau des hôpitaux, on insiste sur la nécessité de conditions d?hygiène rigoureuses pour ce genre de tests. Cela dans un souci de prévenir toute complication.

Publicité