Publicité
Egypte : les manifestants défilent aux cris de «A bas Moubarak»
Par
Partager cet article
Egypte : les manifestants défilent aux cris de «A bas Moubarak»
Des dizaines de milliers de personnes manifestent dans plusieurs villes égyptiennes  pour réclamer le départ du président Moubarak. Les policiers répliquent avec des balles en caoutchouc et des gaz lacrymogènes, indique notre confrère Le Figaro.fr
La tension est très vive ce vendredi en Égypte. Après trois jours de protestations et déjà sept décès depuis le début des manifestations contre le régime du président Hosni Moubarak, de nouveaux accrochages ont éclaté ce vendredi en début d''''après-midi (à l’issue de la prière musulmane de vendredi) au Caire entre la police et des manifestants. Ces heurts sont survenus devant une mosquée du centre de la ville, à l''issue de la prière hebdomadaire, qui rassemblait 2 000 personnes et à laquelle participait l''opposant Mohamed ElBaradei. Ce dernier est rentré au pays la veille.
Dès la fin de la prière, les fidèles se sont mis à scander «A bas Hosni Moubarak» sur la place de Guiza, où un lourd dispositif de sécurité avait été mis en place. La police a immédiatement tiré en l''air des balles caoutchoutées et fait usage de gaz lacrymogènes et de canons à eau afin de disperser la foule. A Alexandrie, la deuxième ville du pays, la police a également utilisé du gaz lacrymogène et des balles caoutchoutées pour disperser plusieurs milliers de manifestants anti-régime rassemblés après la prière du vendredi.
Les arrestations se multiplient par ailleurs en Égypte. Alors que près de mille personnes ont été interpellées depuis le début des manifestations mardi, le pouvoir s''en prend désormais à ses opposants. Au moins vingt membres des Frères musulmans - la première force d''opposition en Egypte - ont été arrêtés dans la nuit de jeudi à vendredi.  Quatre journalistes français ont également été arrêtés vendredi matin au Caire, a indiqué le ministère français des Affaires étrangères.
Les Frères musulmans ont annoncé leur participation aux «manifestations de la colère» contre le régime du président Hosni Moubarak, prévues vendredi après les prières hebdomadaires. Comme le Wafd, le premier parti d''opposition laïque, ils n''avaient jusqu''ici qu''appuyé du bout des lèvres les manifestations, tout en laissant à leurs membres le choix d''y participer.
Autre soutien de la mobilisation : l''opposant égyptien le plus en vue, Mohamed ElBaradei, arrivé jeudi soir au Caire pour participer lui aussi aux manifestations de vendredi. L''ancien responsable de l''Agence internationale de l''énergie atomique (AIEA) s''est notamment dit prêt à mener la transition au régime de Hosni Moubarak. Mais selon la chaine de télévision Al Jazira, la police l''empêchait vendredi de circuler librement dans la ville. Le réseau internet était par ailleurs inaccessible vendredi dans tout le pays, alors que de nombreux appels à manifester ont été lancés via le web.
 
Publicité
Publicité
Les plus récents