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Déficit public : le FMI prône des mesures impopulaires
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Déficit public : le FMI prône des mesures impopulaires
L?état de nos caisses publiques demeure une source de préoccupation pour le Fonds monétaire international (FMI). L?Article IV du fonds sur Maurice, qui vient d?être rendu public, suggère plusieurs mesures afin de mieux équilibrer le budget de l?Etat, notamment avec de nouvelles sources de revenus et une révision des dépenses de développement.
Les directeurs de l?Executive Board du FMI émettent chaque année des opinions sur l?état de santé économique des pays à travers une communication connue comme l?Article IV. Les directeurs avaient finalisé leur rapport sur l?économie mauricienne le 21 juillet dernier.
Pour augmenter les rentrées d?argent, ils préconisent, entre autres, l?extension de la taxe sur la valeur ajoutée (TVA) à des produits qui ne sont pas couverts et un élargissement de la base de l?Income Tax.
Sur le plan des dépenses, l?institution de Bretton Woods demande au gouvernement de réfléchir à une application ciblée des subsides sur le riz et la farine. Les subventions, généralisées jusqu?ici, devraient, selon eux, revenir exclusivement aux groupes sociaux peu favorisés. L?Article IV recommande d?autre part que les projets de développement qui ne sont pas prioritaires soient reportés afin de mieux aérer la trésorerie de l?Etat.
Les directeurs ont insisté sur la nécessité de maintenir la rigueur dans le système fiscal, surtout avec l?approche des élections générales l?année prochaine.
L?Article IV estime néanmoins que le déficit budgétaire enregistré pour l?année 2003-2004 correspond aux objectifs de ramener le déficit à 5,5 % du produit intérieur brut (PIB). Le déficit qui était de l?ordre de 6,2 % du PIB en 2002-2003 était ramené à 5,5 % du PIB au dernier exercice financier. Le FMI constate avec satisfaction l?assainissement des finances en cours dans les orga-nismes parapublics. L?état financier de la State Trading Corporation devait s?améliorer avec la mise en ?uvre d?un nouveau mécanisme de fixation des prix du pétrole.
<B>Gestion monétaire : bonne note</B>
Toutefois, le FMI craint que la dette publique ne devienne incontrôlable si les déficits de l?Etat se creusent davantage. Il dit accueillir positivement les nouvelles dispositions prises par le ministère des Finances en vue d?une meilleure gestion des dettes du gouvernement. Des efforts ont été entrepris pour améliorer la structure de maturité de la dette.
La Banque de Maurice obtient de bonnes notes des directeurs pour sa politique antiinflation et sa gestion monétaire. Le FMI a fait son diagnostic avant que les cours records des produits pétroliers sur le marché international ne mettent la pression sur les importations. Entre-temps, la roupie a eu d?énormes difficultés à bien se tenir vis-à-vis des principales monnaies étrangères, l?euro en particulier.
Le FMI abonde dans le sens de la Banque centrale qui rejette le postulat de la dépréciation de la monnaie locale afin de permettre aux exportateurs de maintenir des parts de marché à l?extérieur. La bataille de la compétitivité à terme sera ga-gnée principalement sur la base des gains réels en productivité.
La montée du chômage dans l?économie est vue comme un pro-blème fondamental dans le rapport de l?Article IV. Les directeurs réaffirment leur soutien aux efforts d?ajustement déployés dans l?industrie sucrière et dans le textile-habillement afin de mieux résister aux conditions difficiles du marché.
Les actions initiées par les autorités pour combattre le blanchiment d?argent et le financement du terrorisme dans le système financier sont aussi vues d?un bon ?il par l?Executive Board. Il a aussi été question des normes introduites pour veiller à la solidité et à l?intégrité des banques à Maurice.
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