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Duval ou l'émotion d’une première
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Duval ou l'émotion d’une première
Une vive émotion s’est emparée du Belge François Duval au moment de son arrivée victorieuse à l’issue du rallye d’Australie, seizième et dernière épreuve du Championnat du monde, dimanche à Perth.
Le deuxième pilote de l’écurie Citroën venait d’en terminer avec la dernière spéciale, de s’imposer devant le Finlandais de Mitsubishi Harri Rovanpera. Pour la première fois de sa carrière, le Belge était sur la plus haute marche du podium.
“Ça y est vous avez gagné !”, lançait à la radio Daniel Grataloup, installé dans le carré des ingénieurs. “Bravo les gars !” criait à son tour Guy Fréquelin, le patron. Un long silence se faisait avant que Duval ne réponde: “Vous croyez ?” Le Belge, 25 ans bientôt, marquait un nouveau blanc, avant de reprendre : “Merci, vraiment merci les gars.”
Depuis le temps que Duval attendait cet instant. Ce succès arrivait à point nommé pour conclure une saison chaotique, faire oublier des moments pénibles, les sorties de route à répétition (Monte-Carlo, Chypre, Sardaigne et Corse), une mise à pied (remplacé par Carlos Sainz en Turquie et en Grèce).
On savait Duval rapide, très rapide. Mais souvent il en faisait trop. Fougue de la jeunesse ou faiblesse mentale. Cette fois, il n’a pas failli. Certes sa tâche a été facilitée après la disparition du trio magique Sébastien Loeb-Marcus Gronholm-Petter Solberg. Mais encore fallait-il rester sur la route, ne pas commettre d’erreur, tandis que derrière Rovanpera et Colin McRae, sur Skoda, livraient bataille pour la deuxième place.
Loeb aurait aimé offrir un onzième succès à Citroën pour la dernière apparition d’une Xsara officielle. Un arbre en avait décidé autrement. Mais Duval était là pour suppléer son chef de file.
Sven Smeets, le copilote, n’était certainement pas étranger à la réussite de Duval en Australie. On lui avait dit que le fait de toucher les parties intimes du kangourou en bronze se trouvant sur Adelaïde Terrace, non loin du Sheraton de Perth, portait bonheur. Smeets avait voulu être le premier à le faire le samedi en arrivant.
Par ce geste peut-être le Belge avait-il reçu une “aide marsupiale” ? N’est-ce pas un kangourou qui avait empêché Petter Solberg de poursuivre sa marche triomphale, samedi matin, en se jetant sur la Subaru lancée à toute vitesse ?
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