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Dulull donne sa version du scandale des terres
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Dulull donne sa version du scandale des terres
Votre éditorial («Scandale des terres», qui a paru dans l?express du mercredi 14 novembre) produit direct de votre évidente mauvaise foi, est en effet rempli surtout de faussetés, mais aussi de nuances tendancieuses, et j?en relève quelques-unes.
<B>Fausseté </B>: «L?affaire des terres de Triolet prend les dimensions d?un scandale, et il reste beaucoup de réponses à trouver avant que l?opinion publique puisse cerner le sujet».
<B>Vérité </B>: Tout a été clairement expliqué à l?Assemblée nationale hier pour démontrer qu?on a réparé une injustice. Mais vous, vous avez opté pour délibérément induire vos lecteurs en erreur en faussant les débats et le sens même de ma déclaration que je vous invite à publier in toto.
<B>Fausseté</B> : «Le nouveau ministre, sans attendre le verdict de la commission d?arbitrage, consent à payer aux trois propriétaires».
<B>Vérité</B> : La compensation ne peut être payée avant «l?award» du «Board of Assessment» dans un cadre légal et selon les paramètres légaux dans notre Etat de droit. En effet, l?award fut fait officiellement le 7 février 2007, et le paiement, suivant les procédures bien établies, fut fait le 5, le 10, et le 18 juillet 2007 respectivement aux trois propriétaires.
<B>Fausseté</B> : «Le chef de cabinet du ministère a informé la commission d?arbitrage, en février dernier, de la décision d?appliquer un taux uniforme à tous les terrains acquis. Il mettait ainsi fin au litige».
<B>Vérité</B> : Le «Permanent Secretary» en consultations procédurales et donc normales, et comme il se doit, avec le State Law Office n?a fait qu?émettre un avis de «no objection» à une compensation de Rs 5 millions par arpent pour les trois propriétaires, et cela avant que l?award fut fait.
<B>Fausseté</B> : «La commission d?arbitrage a seulement «made its award accordingly», précise-t-il cette fois. «Ce qui signifie que celle-ci n?a pas eu à trancher, les deux parties étant parvenues à un accord».
<B>Vérité</B> : Quelle ignorance, pour dire le moins, de votre part ! Le Board of Assessment n?est pas un «rubber-stamp». Dans un souci de justice, d?équilibre, et du respect scrupuleux des faits, un Board of Assessment consulte et écoute toutes les parties concernées, et cela à son entière discrétion, avant de trancher et de donner son award. Votre fausseté met en doute l?intégrité du Board of Assessment présidé de surcroît par une magistrate de la cour intermédiaire, elle-même nommée comme présidente par la Cour suprême. Quelle honte de la part d?un rédacteur en chef qui fait preuve d?une grossière irresponsabilité en pondant de telles faussetés.
<B>Nuance tendancieuse </B>: De même, il est difficile de suivre le ministre quand il déclare que «the four plots of land have the same features and characteristics». et que «quite justifiably» les trois propriétaires qui se sentaient lésés méritaient une compensation de Rs 5 millions par arpent. En fait, les parcelles appartenant à ces derniers se trouvent, elles, dans des zones exclusivement agricoles et valent moins cher que les terrains résidentiels».
<B>Vérité</B> : Avez-vous personnellement visité les quatre portions de terrain ? Avez-vous donc été sur place vous-même ? Je vous transmets avec cette mise au point deux plans qui démontrent clairement à ceux qui voient bien ou qui veulent bien voir, que ces quatre portions forment partie d?un même site, justifiant leur achat pour l?extension de la SSS Triolet. L?injustice commise vis-à-vis de trois propriétaires est flagrante, car leurs terrains ont été achetés pour un seul et même projet. La compensation juste et équitable octroyée aux trois propriétaires, injustement et arbitrairement pénalisés, symbolise le combat du gouvernement de l?Alliance sociale contre l?injustice.
<B>Nuance tendancieuse </B>: Asraf Dulull affirme que ?the area where the four plots of land are situated has a tremendous potential for non-agricultural development?. Cela contredit le rapport officiel du ?Government Valuer?. Celui-ci avait soutenu que ?in view of the location of the three properties being found outside the limits of permitted development and within the operational irrigation zone, development for any higher use other than agricultural will not be allowed?. Ces terrains n?avaient aucune vocation résidentielle contrairement à ce qu?affirme le ministre.
<B>Vérité </B>: C?est le Chief Government Valuer lui-même qui avait écrit cela dans une lettre officielle en date du 6 novembre 2002 :
?As regards the other three portions of land, they may be referred to a Board of Assessment for determination?.
Et ce n?est qu?en mai 2006 (le 9 mai 2006), donc plus de trois ans après, qu?un tel Board of Assessment fut institué. Et il va sans dire que ce Board of Assessment avait en sa possession tous les documents et toutes les données concernant les quatre portions de terrain, y compris l?évaluation initiale du Chief Government Valuer?
<B>L?Honorable Mohammed Asraf Ally DULULL</B> <I>Ministre du Logement et des Terres</I>
<B>Notre réponse</B>
Le ministre a choisi le registre de l?insulte et de l?esquive pour répondre à un éditorial qui, pourtant, soulève des questions claires et précises. Nous en réitérons quelques-unes :
Pourquoi le ministère des Terres a-t-il informé la commission d?arbitrage qu?il accepte de payer aux trois plaignants les indemnités qu?ils réclamaient, alors qu?il pouvait espérer un jugement en faveur de l?Etat?
Est-ce vrai que les terrains des trois propriétaires concernés se trouvent dans une zone classifiée agricole et valent Rs 450 000 l?arpent alors que l?Etat a payé Rs 5 millions l?arpent ?
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