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Drame à Les Salines : la police privilégie la thèse de l’empoisonnement

21 février 2011, 20:00

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Drame à Les Salines : la police privilégie la thèse de l’empoisonnement

La mort de Vicky Sunassee, un jeune plombier de 21 ans, suscite de vives interrogations au sein de la police. Elle écarte toutefois l’hypothèse d’une mort par la foudre au profit de l’empoisonnement.

Que s’est-il vraiment passé au jardin des Salines à Port-Louis, le lundi 21 février ? Entre l’hypothèse de l’empoisonnement et celle d’une mort causée par la foudre, la police travaille d’arrache pied pour faire la lumière sur le décès de Vicky Sunassee, un plombier de 21 ans. L’habitant de Vallée Pitot a été retrouvé sans vie aux côtés de Narvada Bundhoo, une étudiante de 19 ans et résidant à Rose-Hill, vers  14h45 sous les arbres du jardin. La jeune femme est toujours sous observation à l’hôpital Dr A.G Jeetoo, à Port-Louis et elle dit ne se souvenir de rien.

« J’étais aux Casernes centrales pour mes examens d’oral pour mon permis de conduire. C’est là que j’ai rencontré mon ami Vicky. Nous n’avions pas encore déjeuné et je me souviens qu’à cette heure nous avions du mal à trouver de la nourriture. Nous nous étions dirigés vers le jardin et il pleuvait à verse. Je me souviens juste m’être réveillée sur un lit d’hôpital », a-t-elle déclaré ce mardi 22 février.

Pour la police, quand les deux corps ont été découverts, il s’agissait d’un suicide. Le jeune homme avait des « écumes » aux lèvres. Selon la jeune femme, elle n’a ingurgité aucun produit nocif. C’est en fait les proches du jeune homme qui ont évoqué la thèse d’une mort par la foudre. L’orage ayant été présent sur toute l’île ce jour-là.

« C’est un jardin très fréquenté, où les gens viennent en famille ou entre amis pour passer la journée. Mais vu le mauvais temps d’hier, l’endroit était assez désert », confie un jardinier.

L’autopsie pratiquée par le médecin légiste, le Dr Maxwell Monvoisin, indique que Vicky Sunassee est décédé d’un œdème cérébral. Ce qui aurait pu être causé par une crise épileptique, voire un empoisonnement. Des prélèvements ont été envoyés à la Forensic Science Laboratory (FSL) pour établir les causes exactes du décès du plombier. D’autant qu’à l’autopsie, aucune trace de brûlures n’a été décelée sur le corps de la victime.

Une équipe de la police scientifique était au Jardin Robert Edward Hart dans la matinée du mardi pour effectuer des prélèvements sous et sur l’arbre, où Vicky Sunassee a été retrouvé. Le premier constat sur les lieux révèle que l’arbre n’a pas été touché par la foudre.

Selon un expert, si la foudre s’est bien abattue sur le plombier, la jeune femme aurait également dû en être victime. Reste qu’il faudra attendre qu’elle retrouve la mémoire pour expliquer ce drame.

 

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