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Douze ans de prison pour avoir tué un taximan
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Douze ans de prison pour avoir tué un taximan
Les taximen qui travaillent le soir doivent être protégés des malfrats qui agressent des innocents, de surcroît sans défense. C?est ce que pense le juge Bushan Domah qui a infligé, hier en cour d?assises, douze années de servitude pénale à Jean Marques Jacques, accusé d?avoir tué le taximan Idriss Hossenbocus. Le juge considère que le crime commis par l?accusé ?est odieux?.
Dans une déclaration en cour, Jean Marques Jacques, 36 ans, a présenté des excuses à la famille Hossenbocus, à la cour de même qu?à toute la population. ?Je regrette avoir tué le taximan?, dit l?accusé qui plaidait coupable.
Présents en cour d?assises, hier, les proches du taximan ? sa veuve ainsi que ses enfants ? ont vécu à nouveau des moments douloureux à la lecture des dépositions de l?accusé. Car ce dernier y raconte, dans les moindres détails les circonstances de l?acte barbare commis sur Idriss Hossenbocus.
Jean Marques Jacques, un tôlier, se rend à la pêche dans le Sud du pays, mais rentre bredouille. Arrivé à Souillac, il aperçoit le taximan Hossenbocus à dans son véhicule. Il est sans le sou et veut rentrer chez lui à Mahébourg. Il approche le chauffeur et lui demande de faire une course.
?Demon finn mont dan mo latet?
Ce n?est qu?en cours de route qu?il informe Hossenbocus qu?il n?est pas en mesure de régler la course. Une discussion s?ensuit : ?Demon finn mont dan mo latet?, explique-t-il. Il dit avoir ainsi agressé le taximan sauvagement à l?aide d?un couteau.
L?homme est encore en vie lorsqu?il le ligote et le bâillonne avec une bande adhésive. Il le place ensuite dans le coffre de sa voiture. Prenant le volant, il se rend dans une station-service pour acheter de l?essence. Cap ensuite sur Dubreuil, où il en aspergera sa victime avant d?y mettre le feu.
Le cadavre à demi-calciné du taximan sera découvert le 12 mars 2002. Entre-temps, Jean-Marques Jacques se déplace dans la voiture à travers le pays en compagnie de sa femme. Lorsqu?il apprend que la police est à ses trousses, il va voir sa maîtresse, l?informe de son intention de se suicider et lui demande de s?occuper de ses quatre enfants.
Sa maîtresse accepte de les suivre à Albion et à chaque fois qu?il menace d?attenter à ses jours, les deux femmes s?interposent. Finalement, la police l?interpelle sur la plage d?Albion?
L?accusé était défendu par Me Razack Peeroo. L?accusation était représentée par Me Rajesh Ramloll, Principal State Counsel, assisté de Me Moun Seetaram, State Counsel.
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