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Dmitry Tursunov régale Petit-Camp
Il est 18 heures en ce lundi après-midi. Le soleil se couche sur le centre national de tennis laissant place à une petite brise. Le temps est frisquet. Une centaine d’habitués de Petit-Camp dont quelques parents, dirigeants, entraîneurs et joueurs attendent d’être réchauffés par les coups de raquette de Dmitry Tursunov.
Le Russe de 24 ans classé à la 22e place mondiale va, incessamment, entrer en scène pour une démonstration d’environ une heure et demie.
En double, il est associé à la Mauricienne Marinne Giraud face à la paire Jean-Marcel Bourgault et Jean-Marc Randriamanalina (NdlR : Kamil Patel s’étant désisté sur blessure) alors que pour le match de simple, il sera opposé au Sud-Africain d’origine mauricienne, Jean-Marcel Bourgault. Les deux matches ne durent qu’un set chacun.
Un grand moment</B>
Après une dizaine de minutes d’échauffement, l’exhibition commence avec une Marinne Giraud visiblement crispée. Mais le charisme du Russe, sa simplicité finissent par détendre l’atmosphère. “Il est vraiment sympa. Bien que j’étais moins crispée que contre Nikolay Davydenko, la semaine précédente, il y avait une certaine tension au début de l’exhibition. Dmitry a su me mettre à l’aise”, lance la joueuse de 20 ans.
Malgré la présence de la star russe, c’est Marinne Giraud qui devait réaliser le plus beau service de l’échange… Hélas, sur sa trajectoire, la balle est stoppée par la tête du Russe ce qui déclencha un fou rire général !
“C’est la première fois que ça m’arrive. Je n’ai jamais touché mon partenaire de double. Enfin, on a bien rigolé”, lance-t-elle.
Ce match de double devait se clore sur une victoire de Bourgault et Randriamanalina (6-4).
Le coach malgache, Jean-Marc Randriamanalina, explique qu’il a vécu un grand moment. “J’étais assez crispé au départ. C’est normal car ce n’est pas tous les jours que je joue contre un joueur de ce niveau”, lance-t-il ravi.
Dans son match de simple, le blondinet a, néanmoins, repris le dessus, laissant entrevoir sa puissance contre un très enthousiaste Jean-Marcel Bougault (6-4).
À la fin du match, Dmitry Tursunov a pris le temps de signer quelques autographes. En dépit de la maigre affluence, le 22e mondial ne semblait guère déçu.
“Le public est relatif à votre population et vous n’avez pas une grande population. Le tennis prend du temps à se populariser. Les choses se feront année après année”, a-t-il conclu.
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