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Difficile conciliation des deux ailes Arema
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Difficile conciliation des deux ailes Arema
Qui réconciliera les deux ailes de l?Arema? Pour les partisans de Pierrot Rajaonarivelo, seule une discussion à c?ur ouvert avec le fondateur du parti, Didier Ratsiraka, et son secrétaire national, Pierrot Rajaonarivelo, peut résoudre le conflit. Les réunions se poursuivent au quartier général, à Soanierana, pour préparer le voyage de la délégation en France.
Les pro-Ratsiraka refusent pourtant tout déplacement. ?Pas question de jeter de l?argent par la fenêtre alors qu?on en a besoin pour beaucoup d?autres choses à accomplir au pays?, martèle Jean André Ndremanjary, porte-parole de l?Arema.
La cellule de crise, mise en place en 2005 pour prendre toutes les décisions concernant le parti, a discuté des détails du voyage, mais les ratsirakistes ont boudé la réunion.
Tenu à un devoir de réserve
Les sénateurs Moïse Rakotosihanaka et Daniel Raniriharinosy, désignés nommément par Pierrot Rajaonarivelo pour être à la tête de la cellule avec l?ancien ministre George Rufin, ont été absents. Pour eux, seule l?organisation d?un congrès en vue de désigner le candidat du parti à la présidentielle dénouera le problème de l?Arema. Des élections primaires ne seront pourtant pas possibles dans les prochaines semaines.
Les partisans de Didier Ratsiraka les refuseront tant que des condamnations pèsent encore sur des cadres du parti. ?Toutes les actions doivent d?abord tendre vers la libération des membres emprisonnés ou le retour de ceux qui sont en exil forcé?, confirme Moïse Rakotosihanaka.Il n?est pas non plus assuré que Didier Ratsiraka fasse une déclaration, quand bien même celle-ci concernerait son parti. Jean André Ndremanjary a encore rappelé, hier, que l?ancien président de la République est tenu à un devoir de réserve.
A moins d?une nouvelle donne, ceux qui attendent une prise de position officielle et publique de soutien devront encore patienter.
Au c?ur du problème, le secrétaire national Pierrot Rajaonarivelo ne peut, de son côté, y mettre fin sans hypothéquer ses chances d?être le candidat de l?Arema à la prochaine présidentielle. Des élections primaires organisées au sein du parti risquent de ne pas lui être favorables.
Ses partisans se targuent d?y être majoritaires, mais le passé récent les a déjà contredits. La restructuration, proposée par l?ancien vice-premier ministre et soumise par ses lieutenants au conseil national des 18 et 19 mars, n?a pu aboutir.
Lova Rabary- RAKOTONDRAVONY L?Hebdo de Madagascar
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