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Diane, chasseuse d’images

5 juin 2005, 00:00

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Entre les sanitaires et les serviettes, il y avait Diane, au Centre de conférences de Pailles, où avait lieu cette semaine le salon Hotelworld. Diane, nous rappelle que l’hôtellerie, c’est tout d’abord l’exotisme. Et elle l’a trouvé au cœur des plantes, au bout de son objectif, ce qui donne un véritable florilège de couleurs et de formes.

Le blanc lumineux des nénuphars, le rose tendre des fleurs de frangipaniers, l’orange vif de l’oiseau du paradis, Diane Henry, photographe amoureuse de la nature et des plantes, a saisi les couleurs de l’île et les restitue. Non pas grandeur nature, mais en gros plan d’un mètre sur un mètre. Une originalité qui révèle leur beauté.

Et cette nature que capte Diane est loin d’être morte. Ici, une toile d’araignée prend des allures de joyau précieux lorsque des gouttelettes de pluie s’y accrochent. Là, le bambou de Chine dégage une sérénité apaisante. En y regardant de près, on a même l’impression d’entendre le bruissement du vent dans les feuilles…

En balade perpétuelle au milieu des plantes, Diane n’en a pas fini d’apprendre sur elles. « Que notre île si petite cache autant de merveilles, cela continue à m’étonner », avoue-t-elle. Que recherche-t-elle au juste dans ses tableaux ? Si, au départ elle mitraillait toutes les fleurs, son choix se porte davantage vers le détail. « Je suis constamment à la recherche de motifs intéressants, d’une structure spéciale dans la plante… »

Lorsque ses clichés sont réussis, Diane les rapporte dans son atelier du Moulin Cassé à Péreybère, où les plus belles photos sont imprimées sur canevas ou sur papier. Une partie des clichés est imprimée en Australie sur du tissu et sera ensuite transformée en coussins, rideaux ou en tableaux, selon les envies de l’artiste.

Il faut plusieurs heures, voire plusieurs jours, pour réussir une belle photo.

« Il m’est arrivé d’aller au jardin de Pample-mousses pendant plusieurs jours pour avoir une bonne photo de nénuphar. Parfois, c’est la lumière qui n’allait pas, parfois c’est le background qui ne me plaisait pas… » Mais elle arrive toujours à ses fins.

Pourtant, rien ne la prédestinait à une carrière de photographe. Après quatre ans d’études en gestion à l’université de Dauphine à Paris, la jeune femme s’inscrit à l’école Speos pour suivre des cours de photographie. Elle rentre au pays sans avoir trouvé sa voie. « J’ai travaillé dans les secteurs textiles et commerciaux pendant quelque temps avant d’arrêter. » C’est un voyage en Australie qui entraînera le déclic

<B>Mettre sur pellicule les merveilles de la mer</B>

Elle découvre que la photographie, devenue entre-temps une passion, peut restituer de façon incroyable la beauté des plantes. « J’ai ramené une des photos prises par une Australienne pour tenter de les vendre. Mais les droits d’auteur étaient trop élevés, et je me suis dit pourquoi ne pas essayer de réaliser des photos moi-même. »

C’est ainsi qu’elle se jette à l’eau et crée Deezeedezign, sa propre boîte. « Ces deux passions, la photographie et les plantes, me permettent aujourd’hui de vivre… » Diane ne veut pas en rester là. Elle souhaite mettre sur pellicule les merveilles des fonds marins. « Mais avant, il faudra que j’apprenne à plonger… »

L’art a redonné une seconde vie au Moulin Cassé, une ancienne sucrerie vouée à l’oubli, si les parents de Diane Henry ne l’avaient pas achetée. Ici, dans son moulin entouré de multipliants centenaires et de vieux bâtiments, elle y retrouve la sérénité pour travailler et admirer ses plantes plus vraies que nature.

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