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Diana Syapachetty-Flore, au service du social

2 juillet 2006, 00:00

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Le Leo Club de Port-Louis compte une nouvelle présidente en la personne de Diana Syapachetty-Flore. Pour la première fois, ce groupe créé depuis plus de six ans a, à sa tête, une femme. « J?aimerais démontrer que les femmes sont aussi capables que les hommes », lâche-t-elle dans un grand éclat de rire.

Vêtue d?un jean bleu, d?un chandail crème, les cheveux tirés en arrière et retenus par un chouchou, elle respire la simplicité. Ce côté féministe qu?elle manifeste démontre aussi un caractère bien trempé. Ce qui marque surtout chez Diana, c?est son sourire avenant et sa faculté à mettre les gens à l?aise. Bref, un côté naturel et rafraîchissant qui réconforte.

Ces qualités, elle les dédie à sa passion, sa raison de vivre : le travail social. « Le social fait partie de ma vie. Sans cela, je ne serais rien. » Et sur le ton de la plaisanterie : « Je pense que je perdrai la tête si je devais vivre sans faire du social. » Aller vers les autres, leur apporter un peu de réconfort, les aider à avoir un minimum de confort matériel ou simplement voir un sourire éclairer leurs visages, sont ses sources de motivation.

Le travail social, elle le découvre alors qu?elle n?est âgée que de quatorze ans. Étudiante au collège SSS de Port-Louis, elle participe au National Youth Achievement Award organisé par le ministère de la Jeunesse. Des visites à des hospices et des centres de service communautaire étaient incluses dans le programme, et depuis, Diana n?arrête pas. Cela fait dix ans qu?elle baigne dans le social.

<B>« Apporter un peu d?amour »

Elle enchaîne par la suite avec la St-John?s Ambulance en tant que first aider, puis avec le Groupe Tonnelle. Là, elle découvre le monde des clochards, des prostituées, des glue boys et des familles démunies

Avec le groupe, elle va aussi rendre visite à des prisonniers étrangers. « J?essaie d?apporter un peu d?amour dans leurs vies. »

En l?an 2000, le Leo Club est formé et la même année, elle l?intègre. La vie de toutes ces personnes qu?elle a côtoyées l?interpelle. Elle ne peut rester les bras croisés « Je me sens privilégiée. Quand on possède déjà certaines choses, quand on est en position d?aider les autres, il faut le faire. » Cela devient sa philosophie de vie. Le Leo Club organise des collectes de vivres et travaille aussi avec les jeunes et les vieux.

Toutes ces activités rythment la vie de Diana. Et les tâches les plus dures ne lui font pas peur. « Il y avait des familles qui vivaient dans des maisons en bois. Il y avait tellement de trous que de l?intérieur on pouvait voir s?il faisait nuit ou jour. Nous avons donc décidé de leur offrir une maison en brique », relate la jeune femme.

Pour mettre sur pied ces maisons, pas question de faire appel à des ouvriers. Ils mettent tous la main à la pâte. Sans rechigner, Diana aide aussi à lever les briques, à piocher, à porter des sachets de ciments, à peindre? Bref, du vrai travail manuel.

Son amour pour le social, la jeune femme l?emporte avec elle dans sa vie professionnelle. Après ses études secondaires et des petits boulots, elle devient institutrice en informatique dans une école ZEP, profession qu?elle exerce toujours. Voulant aller plus loin, elle suit, en ce moment, des cours à l?université de Maurice afin d?obtenir un degré en Social Work, son rêve étant de devenir travailleur social. « Ce que j?apprends m?aide également à professionnaliser mon engagement. Je pense que cela m?aidera aussi dans mon rôle en tant que présidente. »

Son engagement profond et sa détermination ont fait d?elle la candidate idéale pour assumer le rôle de présidente du Leo Club de Port-Louis. « Je compte féminiser un peu le comité qui est à la tête du groupe », déclare-t-elle, un sourire malicieux au coin des lèvres. « Et bien sûr, continuer avec les activités que nous organisons, mais surtout toucher les jeunes et les vieux. »

Continuer à apporter un peu de chaleur humaine à ceux qui en ont besoin, voilà une belle raison de vivre.

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