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Dhiraj Seetulsingh se dit perturbé par la mort de Ramlogun
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Dhiraj Seetulsingh se dit perturbé par la mort de Ramlogun
?Quand on soupçonne un membre du public d?un crime, on l?arrête tout de suite. S?il y a des présomptions assez fortes contre ces policiers, pourquoi n?ont-ils pas été arrêtés ?? Le président de la Commission des droits de l?homme (CNDH), Dhiraj Seetulsingh, ne mâche pas ses mots. S?exprimant hier de Genève où il participe à une conférence des Nations unies, il a affirmé qu?il suit ?de très près? la situation depuis qu?il a appris la mort en détention policière de Rajesh Ramlogun. ?Je suis très concerné et perturbé par ce qui s?est passé.?
La CNDH compte recevoir aujourd?hui la veuve de Rajesh Ramlogun et les deux policiers qui étaient de faction à Alcatraz lors du drame de même que les quatre policiers mis en cause dans l?affaire. Toutefois, maintenant que ces derniers sont sous le coup d?une arrestation, ce calendrier pourrait être revu.
Le surintendant Prem Raddhoa ne sera, lui, entendu que la semaine prochaine quand Dhiraj Seetulsingh sera de retour au pays. ?Nous agissons comme une commission d?enquête et les gens sont obligés de témoigner quand nous les sollicitons. Mais leurs témoignages ne peuvent être utilisés contre eux dans des procédures criminelles ou civiles?, a expliqué ce dernier.
Les auditions de tous les médecins concernés par l?affaire ont pris fin hier. Le médecin légiste de l?Etat, Sudesh Kumar Gungadin, a été le premier à être entendu. Le légiste de la famille, le Dr Amah Charya Gujjalu, a ensuite expliqué les détails de son rapport aux trois membres de la commission, Jacques Rosalie, Sadeck Namdarkhan, et Beti Peerun.
Les médecins qui se sont occupés de Rajesh Ramlogun à l?hôpital Jeetoo ont aussi donné des compléments d?information pour aider la commission à mieux comprendre de quoi il souffrait avant sa mort. A noter qu?il a été hospitalisé à deux reprises, d?abord dans la soirée du vendredi 13 janvier à 21 h 30 et ensuite le samedi 14. Après des examens et des prescriptions de médicaments par les médecins, Rajesh Ramlogun est rentré aux Casernes, en se sentant un peu mieux, indique-t-on dans les milieux proches de l?hôpital. C?est lors de sa deuxième visite que son état de santé s?est détérioré.
Par ailleurs, Dhiraj Seetulsingh rappelle que la CNDN a demandé plusieurs fois dans le passé que les aveux des suspects soient ?filmés ou enregistrés? ou bien que soit adopté le système indien sous lequel les aveux sont faits devant un magistrat. Interrogé sur la possibilité que la mort de Ramlogun agisse comme un catalyseur pour donner plus de pouvoir à la commission, il répond que ?nous ne voulons pas tresspass the prerogative de la cour?.
La CNDH peut recommander des sanctions administratives à la Disciplined Forces Service Commission ou elle peut envoyer un rapport au Directeur des poursuites publiques pour demander que soient poursuivies des personnes responsables de brutalités. Jusqu?ici, elle a demandé des poursuites pour brutalités policières dans plus d?une quinzaine de cas. Une fois parvenue à ses conclusions, elle doit remettre son rapport au ministre des Droits de l?homme.
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