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Devi Latchuman, menuisière
Elle n?aurait jamais pensé qu?elle deviendrait menuisière. Mais le sort a voulu que Devi Latchuman travaille le bois pour gagner sa vie. En effet, aujourd?hui, c?est grâce à la fabrication de meubles que cette mère de deux enfants peut joindre les deux bouts. Cette femme, dont l?époux souffre d?un handicap, fait preuve d?un grand courage.
Il y a une quinzaine d?années, Devi, issue d?une famille de la capitale, épouse Deven, un habitant de Pavillon, Cap-Malheureux. Ce dernier est menuisier.
Alors que son époux reçoit des commandes pour fabriquer des meubles, Devi s?occupe de la maison et des enfants.
Néanmoins, lorsque les enfants grandissent, Devi commence à aider son époux. Elle va régulièrement dans l?atelier pour suivre son travail de près. Elle commence aussi à tenir les outils.
Il y a cinq ans, le malheur frappe la famille. Deven souffre des reins. Le diagnostic est grave. Il deviendra partiellement handicapé et ne pourra plus travailler.
C?est là que Devi entre en scène. Ayant appris à manier les outils, elle commence, sur les conseils de son époux, à fabriquer des cadres-photos, des porte-souliers, des porte-serviettes en papier ou encore des cadres pour miroirs.
Elle effectue également des réparations de sofas et de fauteuils.
C?est à travers des amis ou des parents que Devi parvient à écouler ses produits. ?Ler bann kamarads ek famille vine rann moi visit, zot pran bann lartik ek al rod kliens pou moi?, dit-elle. C?est de cette façon qu?elle les vend. Elle reçoit ausi des commandes des habitants de la localité ou de certains villages du Nord.
Devi, grâce à des amis, a pu entrer en contact avec le département des femmes-entrepreneurs du ministère de la Femme. Elle a pu participer à des expo-ventes, organisées à travers le pays.
Depuis quelques mois, un département du ministère de la Sécurité sociale, qui s?occupe de la fabrication des chaises pour personnes autrement capables, a passé quelques commandes auprès de la femme-entrepreneur. Toujours, sur les conseils de son époux, elle a commencé à fabriquer les chaises.
Devi avait reçu quelques commandes de la Résidence du Nord, mais, après le changement de direction, elle n?en reçoit plus.
Après que son époux est tombé malade, Devi a pris une échoppe en location au Bazar de Grand-Baie, mais malheureusement les affaires n?ont pas très bien marché et elle a dû cesser ses activités.
Avec deux enfants et un époux souffrant à sa charge, Devi doit consentir beaucoup d?efforts pour faire bouillir la marmite. Si seulement elle pouvait bénéficier régulièrement de quelques commandes?
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