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Dev Hurnam fixé sur son sortcet après-midi
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Dev Hurnam fixé sur son sortcet après-midi
L?ÉTAT de santé de l?avocat parlementaire Dev Hurnam s?est légèrement amélioré et n?inspire plus d?inquiétudes. Il pourra d?ailleurs faire le déplacement jusqu?à la New Court House cet après-midi pour entendre le ruling du magistrat Lutchmeeparsad Aujayeb. Ce dernier fera connaître sa position sur la demande de libération sous caution de Dev Hurnam.
Le prévenu a pu faire quelques pas dans les couloirs du centre cardiaque de Pamplemousses où il a été admis à la suite de problèmes de santé. Malgré l?amélioration de son état, la direction de l?hôpital juge plus prudent de prolonger son séjour.
A sa sortie du tribunal, après les débats sur une motion pour sa remise en liberté sous caution, mardi, l?avocat parlementaire avait été pris d?un malaise. Souffrant d?une poussée de tension artérielle, il avait été admis aux soins intensifs de l?hôpital du Nord.
Dev Hurnam a été arrêté le 17 avril par l?Anti-Drug & Smuggling Unit (Adsu) à la suite des allégations d?Antoine Chetty. Ce dernier allègue, qu?entre 2001 et 2002, l?avocat parlementaire lui aurait donné des instructions pour éliminer physiquement deux policiers et couper le poignet droit du Senior Puisne Judge Bernard Sik Yuen. Selon Antoine Chetty, il a reçu ces instructions en présence du notaire Vinay Deelchand et contre un paiement allégué de Rs 400 000. Antoine Chetty a ajouté que Dev Hurnam était au courant du voyage du juge à Rodrigues le 10 avril et que l?agression du juge Sik Yuen devait se faire là-bas.
Dans un communiqué de presse émis mercredi , Dev Hurnam fait état d?autres allégations d?Antoine Chetty, l?ex-bras droit du notaire Deelchand. Quelques jours avant son départ pour Rodrigues, Antoine Chetty dit être venu le voir. Mais Antoine Chetty n?a pas éliminé les deux policiers et dit n?avoir pu agresser le juge Sik Yuen qui était bien protégé. Malgré l?échec de sa mission, il dit être venu voir l?avocat deux semaines après son retour de Rodrigues pour lui demander une somme de Rs 100 000, qui ne lui a pas été remise.
Or, Dev Hurnam fait ressortir, dans son communiqué, qu?il était en mission à l?étranger entre le 23 mars et le 16 avril 2001. ?So it would not have been possible for Antoine Chetty to meet Dev Hurnam a few days prior to the trip to Rodrigues.?
Un front des victimes envisage
Autre volet de l?affaire Deelchand: trois hauts gradés de la police seraient dans le collimateur. Antoine Chetty aurait allégué qu?ils recevaient chaque mois un salaire du notaire. En contrepartie, plusieurs dossiers relatifs à des griefs sur des vols de terrains et des actes notariés douteux n?ont jamais eu de suite. Ces hauts gradés de la police auraient recommandé, dans leur rapport final au Directeur des poursuites publiques,?no further action?. Une quarantaine de personnes se retrouveraient dans une telle situation et elles envisagent même de constituer un front pour mener une bataille juridique contre le notaire.
Ces trois hauts gradés sont toujours en poste. Ils auraient téléphoné à maintes reprises au bureau de l?Adsu chaque jour pour s?enquérir des derniers développements dans cette nébuleuse affaire. Interrogé, un haut gradé de l?Adsu a nié que les noms de ces trois hauts gradés de la police ont été mentionnés par Antoine Chetty dans sa déposition. A son avis, c?est ?de l?intox pour brouiller les pistes?. Il a ajouté qu?il n?est pas au courant que les trois hauts gradés ont harcelé les enquêteurs de l?Adsu au téléphone en quête d?informations sur l?affaire Deelchand.
Les allégations d?Antoine Chetty ont également relancé l?enquête sur la mort de Parvez Damree. Ce dernier avait été retrouvé mort à la route Nicolay, à Port Louis, au début de 1995. Son décès avait alors été attribué à une overdose. Mais Antoine Chetty allègue que la mort de Parvez Damree est d?origine criminelle. Il a été interrogé hier par les hommes de l?inspecteur Hector Tuyau de l?Adsu sur la question en présence de son avocat, Samad Golamaully. Les allégations d?Antoine Chetty seraient accablantes pour le notaire.
Autre interrogatoire dans la journée d?hier : celle de Moonsamy Mooraghen, alias Veeren, accusé de tentative de meurtre sur Philippe Calou en janvier 2000. L?interrogatoire s?est déroulé après sa comparution en cour. ?Ce sera un interrogatoire en trois volets, comme décidé par la police. C?est confidentiel. L?interrogatoire se poursuivra très probablement au début de la semaine prochaine. Je ne peux rien vous dire d?autre?, a déclaré Me Hervé Lassémillante, son avocat.
Moonsamy Mooraghen s?était proclamé propriétaire d?un terrain au Bouchon. Avec son partenaire notaire, il avait décidé de morceler le terrain pour le vendre. Philippe Calou voulait faire obstacle à la supercherie du tandem. Sa résistance allait mener à son agression. Alors qu?il était mourant à l?hôpital, il a confié à la police les noms de ses présumés agresseurs, Chetty et Mooraghen.
Phillipe Calou a heureusement survécu à ses graves blessures mais ses agresseurs n?ont jamais été inquiétés par la police. Ce n?est qu?à la fin de mars, soit quatre ans après les faits, que Mooraghen est arrêté, après Chetty, pour tentative de meurtre sur la personne de Philippe Calou.
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