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Deux nouvelles victimes du gang Deelchand se manifestent
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Deux nouvelles victimes du gang Deelchand se manifestent
Depuis hier matin, l?Anti-drug & Smuggling Unit (Adsu) est en présence de deux nouvelles allégations d?escroquerie contre le tandem Vinay Deelchand-Mahendra Choonea. Un policier posté à la CID de Port-Louis Sud a consigné une déposition hier aux Casernes centrales sur les circonstances dans lesquelles il a acheté un terrain et comment il se serait fait arnaquer. Un retraité de Flacq a contacté l?inspecteur Hector Tuyau hier et devrait le rencontrer dans les jours qui viennent par rapport à la vente illégale d?un terrain familial par un des héritiers avec la complicité de certains notaires et certains membres de la Land Fraud Squad dont il aurait les noms.
Le policier dit avoir acheté un terrain de 80 toises à Pointe-aux-Sables à la fin de l?année dernière à travers la compagnie Promo-Plus, pour la somme de Rs 426 000. Pour trouver cette somme, le policier a dû contracter un emprunt de Rs 316 000 de la SICOM remboursable sur une période de 20 ans. Il doit donc rembourser Rs 4 500 par mois. Le reste de la somme requise pour l?achat du terrain représentait ses économies. L?acte de vente a été signé chez le notaire Vinay Deelchand. L?enregistrement du terrain a été effectué au bureau du Registrar General et il a même obtenu son contrat.
Malheureuse découverte
Le policier s?apprêtait à y construire une maison quand l?affaire Deelchand a éclaté. En voyant la photo de Mahendra Choonea dans les journaux, il a voulu s?assurer que le propriétaire avait bien obtenu son argent. C?est là qu?il va découvrir le pot aux roses. Grand est son étonnement quand il réalise qu?il a été piégé. Il vient d?apprendre que le propriétaire, un octogénaire des basses Plaines-Wilhems, n?a, à aucun moment, autorisé la vente de son terrain de Pointe-aux-Sables. A chaque fois que le policier leur avait posé des questions sur le propriétaire du terrain, le tandem Deelchand-Choonea lui avait dit de ne pas s?inquiéter.
La deuxième victime est un dénommé Paul Carpen, retraité de l?usine sucrière de Beau-Champ et résidant à Sébastopol. Il a 68 ans et allègue qu?un terrain appartenant à sa famille, d?une superficie d?un arpent, a été vendu par un des héritiers alors qu?il n?en avait pas le droit selon un ordre de la cour émis en 1995. Il affirme avoir consigné plusieurs dépositions à la police, notamment à la Land Fraud Squad. Plusieurs policiers dont il a les noms se sont renvoyé le dossier pendant plus de deux ans. Le dernier policier qui s?en est occupé serait, selon lui, Chandradeo Samsaurooah. Il l?a reconnu en parcourant le journal, devait-il affirmer. Il compte se rendre aux Casernes avec des documents pour expliquer comment le vol a été effectué.
Par ailleurs, Mahendra Choonea a été interrogé hier sur l?allégation de complot pour le meurtre d?Anwar Toorabally faite par un dénommé Mario Vithilingum. Ce dernier a allégué que le complot a été ourdi par Mahendra Choonea et deux autres directeurs d?Agnis Property Co Ltd, Sandeep Appadoo et Dharmanaden Sambon en juillet 2002.
Dans sa déposition, Mahendra Choonea était assisté par son avocat, Me Fazil Hossenkhan. Les trois directeurs sont aussi impliqués dans le crime d?incendie au domicile d?Anwar Toorabally en août 2000. Mais Mahendra Choonea a dit qu?il ne connaît pas Mario Vithilingum et qu?il ne l?a jamais rencontré.
Actuellement incarcéré, Mario Vithilingum a été incriminé par Antoine Chetty, l?ex- chauffeur du notaire Deelchand, dans l?agression de Lalldev Gajadhur en juin 1998 à Quatre Bornes.
Un autre suspect dans l? Affaire Deelchand, Moonsamy Mooraghen, a été examiné hier par un médecin à l?hôpital Jeetoo car il ne se sentait pas bien. Il a reçu des soins pour sa tension artérielle. Mais Mooraghen n?avait rien de grave. Son interrogatoire s?est poursuivi dans l?après-midi en présence de son avocat, Me Hervé Lassémillante, sur la tentative de meurtre de Philippe Calou au Bouchon en janvier 2000.
Reconduits en cellule
Au cours de la journée, un assistant commissaire de police a été appelé à expliquer pourquoi l?enquête n?a pas progressé malgré le fait que Philippe Calou ait dénoncé ses agresseurs. Trois autres policiers, dont un chef inspecteur, un sergent de police et un ex-sergent ont déjà été interrogés sur cette question.
Mamade Fawzee Hossenbocus, un autre suspect dans l?Affaire Deelchand devait lui aussi être examiné à l?hôpital du Nord hier après-midi. Incarcéré au poste de police de Pamplemousses, il est soupçonné d?être impliqué dans le complot pour assassiner Parvez Damree. Ce dernier est mort après une injection d?une forte dose d?héroïne en juillet 1995.
Le notaire Vinay Deelchand a, pour sa part, été interrogé sur les allégations portées contre lui par Antoine Chetty au sujet de Fezal Buglah. Antoine Chetty a allégué qu?un complot a été ourdi par le notaire en mars 1999 pour assassiner Fezal Buglah à Madagascar, et ensuite en avril 1999 pour cacher de la drogue chez ce dernier. Le notaire a nié ces allégations.
Par ailleurs, Vinay Deelchand, Dharmanaden Sambon, Sundeep Appadoo, Mahendra Choonea et Moonsamy Mooraghen ont comparu hier au tribunal de deuxième division, présidé par la magistrate Vedalini Phoolchand-Bhadain.
Ils ont tous été reconduits en cellule policière jusqu?au 27 mai 2004. La motion de remise en liberté provisoire présentée par Me Ivan Collendavelloo, Senior Counsel, en faveur de son client, Sundeep Appadoo, sera débattue le 7 juin 2004. Celle de Mahendra Choonea sera débattue le 9 juin 2004. Il est représenté par Me Fazil Hossenkhan.
COMPLOT ALLÉGUÉ CONTRE LE JUGE SIK YUEN
Chetty identifie formellement Hurnam
- L?enquête sur Dev Hurnam a pris fin hier. Il sera fixé sur son sort le 26 mai. Il sera soit libéré sous caution ou transféré en prison en attendant la décision du Directeur des poursuites publiques. La journée d?hier aura été éprouvante pour l?avocat parlementaire. Le visage défait, il est arrivé aux Casernes centrales le matin sous forte escorte policière. Après un long interrogatoire dans les locaux de l?Adsu sur les graves allégations d?Antoine Chetty à son égard dans le complot pour assassiner deux policiers et le ?Senior Puisne Judge? Bernard Sik Yuen, Dev Hurnam a été confronté dans l?après-midi à son accusateur. Antoine Chetty, sûr de lui, aurait sans hésiter montré du doigt Dev Hurnam qui était entouré de plusieurs enquêteurs et de ses avocats. ?Li même ça?, devait-il lancer d?un ton sec. A ce moment précis Dev Hurnam serait resté stoïque et n?aurait pas prononcé un seul mot. Cet exercice n?aurait duré que quelques minutes mais dans une ambiance tendue quand les deux hommes se seraient retrouvés face à face. L?interrogatoire de Dev Hurnam aurait pris fin avec ce volet et l?avocat parlementaire a été reconduit en cellule policière à Moka. Il aurait alors fait une demande pour se faire examiner par un médecin de l?Etat car il ne se sentait pas très bien. Par ailleurs, ses hommes de loi étudient la possibilité de saisir la justice d?une motion de ?trial by the press?.
Affaire Dayal : Viendra, viendra pas ?
L?ancien commissaire de police, Raj Dayal, sera-t-il présent en cour intermédiaire ce matin ? C?est la question que l?on se pose dans les milieux du judiciaire.
Raj Dayal et l?inspecteur Jugdish Bhaggonath sont accusés d?avoir donné de faux renseignements devant la commission d?enquête présidée par le Senior Puisne Judge, Bernard Sik Yuen. Raj Dayal devait comparaître devant la cour intermédiaire jeudi dernier mais, à l?appel de son nom, il était absent.
La Presiding Magistrate, Devianee Bissoondoyal, a alors émis un mandat d?arrêt. Celui-ci a été annulé plus tard, après examen du certificat médical produit par l?avocate de Raj Dayal, Me Gayatree Dayal. Le certificat, signé par le Dr Ramdin, indiquait que l?ancien commissaire de police souffrait de fièvre et de bronchite.
Lors de la précédente audience, le Leading Counsel de Raj Dayal, Me Yousuf Mohamed, Senior Counsel, a présenté deux motions en faveur de son client. Il réclame d?abord qu?un stay of proceedings soit émis. L?avocat estime qu?il y a eu abus de procédures. Il explique que le délai entre les travaux de la commission d?enquête et le procès contre son client est très long.
Par ailleurs, une allégation de complot contre Satish Nundlall dans l?affaire Deelchand pèse sur l?ex-commissaire de police. Si dans les milieux des enquêteurs, son arrestation et son interrogatoire ne seraient pas pour demain, mais plutôt la semaine prochaine, les avis sont partagés et la prudence est de mise. Pour d?autres c?est une question de timing. Tout dépendra de sa présence en cour aujourd?hui. Entre-temps, il serait sous stricte surveillance par la police mais il paraît que l?ex-commissaire de police n?est pas chez lui.
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