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Des villages pénitentiers pour désengorger les prisons
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Des villages pénitentiers pour désengorger les prisons
Humaniser la détention. Lala Ratsiharovala, ministre de la Justice, et son équipe sont en train de remettre au goût du jour un système permettant d’améliorer les conditions de vie dans les prisons à Madagascar.“Nous sommes en train de finaliser un projet pour créer des villages-pénitenciers, révèle Lala Ratsiha-rovala, garde des Sceaux, hier, en marge d’une visite au camp pénal de Betakilony, à Miarinarivo. A terme, l’initiative sera étendue aux camps pénaux.”
La ministre de la Justice pousuit en expliquant que “dans ce programme, il est prévu de créer autour de ces camps des infrastructures sociales comme l’école ou l’hôpital. L’opération devra permettre une meilleure réinsertion sociale des détenus. Les familles des prisonniers pourront ainsi les rejoindre”. Le projet en soi n’est pas une nouveauté. Le système existe déjà à Ankinaka, à Antsiranana. Et ce, malgré le passage du cyclone Gafilo qui a ravagé une partie des infrastructures. “Mais le village vit”, affirme le ministre de la Justice.
Améliorer les conditions</B>
“Bientôt, le camp pénal de Betakilony sera également érigé en village-pénitencier, confirme Pilaza Brillant de l’Or, directeur général de l’administration pénitenciaire. Nous sommes encore en train de mettre la touche finale au projet.”
La politique du ministère de la Jusctice vise à améliorer les conditions carcérales. La mesure permettant aux prévenus de rejoindre les camps pénaux s’inscrit dans ce vaste projet en cours, d’autant que 60 % des détenus le sont.
La situation a même provoqué des critiques sur la question des droits de l’Homme à Madagascar, en particulier sur les conditions carcérales. La mesure permet également aux établissements de se prendre en charge, du moins pour ce qui est des prisons-mères.
“Nous sommes sur la bonne voie même si beaucoup reste à faire”, confie Solomon Rabemanantsoa, chef du camp pénal de Batakilony, content des résultats après trois années d’efforts avec des partenaires comme l’Aumônerie catholique des prisons ou encore le Catholic relief services.
Cependant, la mise en route effective du projet s’inscrit dans le long terme puisqu’il est évident que la moitié des 220 camps pénaux dans toute l’île, est encore à redynamiser. D’ailleurs, les autorités restent assez prudentes pour ne pas avancer un calendrier précis.
En attendant, la ministre Lala Ratsiharovala promet d’accélérer le traitement des dossiers des prévenus.
<B>Iloniaina A</B>
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