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Des spécialistes conseillent les retraités sur le sens à donner à leur avenir
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Des spécialistes conseillent les retraités sur le sens à donner à leur avenir
«Retiring without tears» Tel est le thème d’un forum qui s’est tenue hier au Sir Harilal Vaghjee Hall, Port Louis. Le Dr R. Aumeerally et le consultant David White ont prodigué des conseils pratiques aux retraités.
Le discours d’ouverture a été prononcé par Ashit Kumar Gungah, ministre de la Fonction publique et des Réformes administratives et celui de bienvenue par V. Mulloo, président du Club Le Flamboyant, organisateur du forum.
Devant une assistance composée en majeure partie de fonctionnaires déjà partis à la retraite ou en voie d’arrêter de travailler, les intervenants ont abordé le sujet qui devrait intéresser les Mauriciens en général.
Deux invités ont animé le forum : Le Dr R. Aumeerally, Acting. Regional Public Health Superintendent du ministère de la Santé, et David White, Executive consultant.
Il ressort des exposés que «les personnes ayant atteint 65 ans peuvent être aujourd’hui considérés comme étant encore jeunes, parce qu’ils restent jeunes dans leur tête», souligne le ministre Gungah.
Mais il y a certains qui, une fois qu’ils ont atteint 60 ans, disent qu’ils ont «déjà un pied dans la tombe». Mais tout dépend de la façon dont on a programmé sa vie, souligne le ministre.
La retraite est-elle, en elle-même, un facteur de risque à la dégénérescence ? Le Dr R. Aumerally répond par la négative en s’appuyant sur des études effectuées sur la question.
«Un salarié passe le plus clair de son temps sur son lieu de travail, donc davantage avec ses collègues qu’avec les membres de sa famille. Or le lieu de son travail devient une deuxième demeure». Mais il est vrai cependant que la retraite peut laisser «un goût amer».
Mais sur le plan matériel, les employés du gouvernement sont mieux lotis que ceux du secteur privé. Ainsi, les employés du gouvernement ont droit à une lump sum et à une pension mensuelle représentant la moitié de leurs émoluments. Ce qui n’est pas le cas dans le secteur privé.
Dans le cas de tous, il est donc venu le moment de   vivre avec des revenus réduits.  Ce qui amené David White à insister que «la retraite se prépare dès la trentaine à travers les placements qui vont générer des fonds à être utilisés en temps utile».
Il covient pour cela de consulter des spécialistes en matière de gestion financière. Mais il y a un autre élément clé à tenir en compte. Préparer sa retraite, c’est aussi veiller sur sa santé car au fur et à mesure que quelqu’un prend de l’âge, il est davantage exposé aux maladies, dont les plus récurrents sont le diabète, l’hypertension, les maladies cardiovasculaires, l’ostéoporose, la surdité et l’obésité.
Comme moyen de prévention, le Dr Aumeerally recommande une hygiène de vie qui doit passer par une alimentation saine et équilibré à base de fruits, de légumes, moins de sel dans les aliments et pas de boissons gazeuses, de cigarettes et d’alcool.
Dans le passé, les personnes se rendaient au travail munis d’une petite tente avec leur avec à l’intérieur des bols contenant le riz et les accompagnements préparés à la maison. Une telle habitude a aujourd’hui disparu pour céder la place à la consommation du fast food, nuisibles à la santé. Il est impératif que depuis très tôt l’on surveille ce qu’il y a dans son assiette, dira encore le médecin.
Il est aussi impératif de privilégier les activités sportives pour se protéger contre les maladies. Du mouvement donc, au rythme d’une trentaine de minutes par jour. Pour combattre la sénilité, il faut continuer à lire pour faire exercer ses fonctions cérébrales, comme en faisant des mots croisés, conclut le Dr Aumeerally.
David White a enfin proposé la création d’une banque de compétences. C’est-à-dire des personnes ayant acquis la connaissance et une riche expérience pouvant constituer un réservoir du savoir à être mis à la disposition du pays.
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