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Des photos satellites confirment des violences passées au Myanmar

1 octobre 2007, 00:00

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Des photographies prises par satellite ont confirmé des exactions commises par le passé au Myanmar, notamment des destructions de villages et des déportations, ont annoncé récemment des scientifiques.

L?Association américaine pour l?avancée scientifique (AAAS) a ajouté que selon les photographies, prises par des satellites commerciaux, la présence militaire s?est renforcée sur 25 sites de l?est du pays, ce qui corrobore les rapports de témoins locaux. ?Nous avons trouvé des preuves montrant que 18 villages avaient pour ainsi dire disparu?, a déclaré Lars Bromley, chercheur de l?AAAS.

?Nous avons reçu fin avril des témoignages selon lesquels une série de villages de l?Etat de Karen avaient été brûlés. Nous pouvons en fait reconnaître des traces d?incendie sur le sol, des traces d?incendie carrées de la taille d?une maison?, a-t-il expliqué.

L?AAAS estime que ces images confirment les témoignages de réfugiés et les rapports des défenseurs des droits de l?homme, qui font part depuis des années d'exactions dans plusieurs régions du pays.

L?association a également rapporté avoir identifié des preuves de déplacements forcés de population, lors desquels de nombreuses personnes sont emmenées depuis leurs régions isolées vers des zones sous contrôle gouvernemental.

?Dans une zone autour d?un camp militaire que nous avions repéré, une trentaine de villages sont apparus en l?espace de cinq ans et demi. Il pourrait s?agir soit d?un incroyable baby-boom, soit d?un programme de développement ciblé. Comme nous n?avons rien entendu à propos de l?une de ces hypothèses, un déplacement de population nous paraît être vraisemblable?, a ajouté Bromley.

Il a précisé que la technologie utilisée dans son étude ne permettait pas d?observer des événements en temps réel. ?Nous ne faisons que vérifier et mesurer?, a-t-il dit.

L?AAAS avait déjà utilisé de telles images satellite afin d?évaluer l?ampleur des destructions au Darfour et au Zimbabwe. Dans le cas du Myanmar, la tâche a été rendue plus difficile par la forte couverture nuageuse de la région et par la croissance rapide de la jungle, qui recouvre vite toute trace d?intervention.

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