Publicité
Des ouvriers indiens prêts à regagner leur pays
Par
Partager cet article
Des ouvriers indiens prêts à regagner leur pays
?Si aucun geste n?est fait à notre égard, nous allons demander à repartir en Inde?, affirme un employé indien de l?usine Firemount Textiles opérant à St.-Félix. Ce que confirme le syndicaliste Reaz Chuttoo, de la Private Enterprise Employees Union. Des 362 ouvriers indiens, 325 se disent aujourd?hui prêts à rentrer en Inde.
Ces employés maintiennent leur demande pour de meilleures conditions de travail, avec un salaire plus décent. Une réunion entre le patronat et les travailleurs s?est tenue hier à l?usine, dans une tentative de décanter la situation. La direction aurait accepté de rembourser les frais relatifs au recrutement de ces ouvriers étrangers, sans toutefois accorder de rehaussement des salaires.
Le mouvement de grève, engagé depuis une semaine, est donc maintenu. Cependant, les ouvriers indiens se disent prêts à être recasés dans d?autres usines avec de meilleures conditions d?emploi. Selon le syndicaliste Reaz Chuttoo, la décision de la direction de supprimer certaines des allocations des ouvriers aurait mis le feu aux poudres : ?Au total, la direction a supprimé Rs 1 000 sur leurs salaires, sans justification aucune?, affirme-t-il.
Pensant trouver l?Eldorado à Maurice, ces ouvriers affirment qu?ils se retrouvent avec seulement Rs 2 200 par mois. Ce qui est loin d?être suffisant pour mettre un peu d?argent de côté. Selon Reaz Chuttoo, ils ont pris des engagements financiers dans leur pays avant de venir à Maurice. ?Tous les mois, ils doivent envoyer une certaine somme d?argent en Inde, sous peine de réprésailles? affirme le syndicaliste.
Avant-hier, une dizaine d?employés accusés d?être les meneurs de la grève, ont été déportés, leurs permis de travail et de résidence ayant été résiliés. Ils ont été conduits à l?aéroport sous une forte escorte de police.
Publicité
Publicité
Les plus récents