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Des misères qui n?en finissent pas
Les anciens squatters du lieu, appelé Contour-Prune à Baie-du-Cap sont fatigués d?attendre que les autorités construisent des rues pour qu?ils puissent avoir facilement accès à leur demeure. Leur situation a été régularisée l?année dernière et depuis, ils sont dans l?attente.
Dans ce coin enclavé entre Baie-du-Cap et Choisy, une quarantaine de familles ont dressé des maisons en tôle ondulée. Il n?y a pratiquement pas de chemins qui conduisent chez eux. C?est plutôt un sentier boueux avec des pierres. ?Ou appel sa simin. Kapav konie tombe. Zenfans pa kapav zoue deor?, déclare Bataraw Sookiah.
A la tombée de la nuit, disent les habitants, il n?est pas conseillé de s?aventurer dehors. ?Il n?y a aucun lampadaire dans le quartier. Il nous faut une torche électrique si nous voulons aller quelque part?, ajoute de son côté Louis Perrine. Il n?y a personne dans le coin après 18 heures. On aurait trop peur de se faire mal.
Chacun parle de son lot de misères. Ils veulent tous parler des problèmes qui rendent leur quotidien de plus en plus stressant. D?autres notent qu?il faut créer des routes et des drains pour améliorer leur vie. Quand il pleut, ajoutent-ils, leur cour se transforme en bassin de canards. Ce quartier est situé pratiquement au bas d?un terrain pentu. ?Quand il y a de grosses pluies, un torrent de boue passe devant notre porte et des fois envahit notre maison. Elle se trouve alors entre deux canaux?, dit Sarojinee Ramjane.
Ces anciens squatters habitent dans ce quartier depuis dix ans. Mahen Ketaruth, ancien conseiller du village, qui a rendu une visite à ces anciens squatters, affirme qu?il y a eu beaucoup de promesses, mais pas traduites dans les faits. Il dit que c?est inhumain de laisser des gens vivent dans ces conditions en 2006.
Un conseiller de village de Baie-du-Cap résume la situation. Il déclare que ces personnes vivaient illégalement sur les terres de l?Etat et ce n?est que l?année dernière que leur situation a été régularisée. C?est la raison pour laquelle qu?il n?a pas été possible de construire des routes et des drains. Toutefois, dit-il, depuis qu?ils ont eu leur lettre d?intention, le conseil de village a enclenché des démarches pour les travaux nécessaires. Ce n?est qu?une question de procédure et de finances, dit-il.
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