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Des licenciées âgées réticentes à s?inscrire au bureau de l?emploi
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Des licenciées âgées réticentes à s?inscrire au bureau de l?emploi
Le manque d?enthousiasme à s?inscrire pour un emploi accroît avec l?âge. Parmi les licenciées de plus de 40 ans, la moitié ne va pas s?inscrire. C?est ce que révèle une étude de l?Association mauricienne des femmes entrepreneurs (AMFE) sur l?impact du licenciement des femmes dans la zone franche.
Cette étude, qui a bénéficié du concours de l?UNDP, a été réalisée auprès de 400 licenciées de la zone franche. La présentation a eu lieu vendredi, en présence de François Woo de la Compagnie mauricienne de textile et d?Aline Wong, de l?AMFE. Une copie de l?étude a été remise à la ministre des Droits de la femme et de la famille, Arianne Navarre-Marie.
Il ressort de cette étude que les ouvrières âgées évoquent le fait que lorsqu?elles se présentent au bureau de l?emploi, on leur déclare qu?elles sont trop âgées. Par ailleurs, les femmes de 45 ans à monter trouvent difficile d?apprendre quelque chose de nouveau. Elles estiment que cela n?augmentera pas leurs chances d?embauche. Une autre raison souvent inavouée du refus de suivre une formation est l?illétrisme. Certaines sont sceptiques de pouvoir se former en un si court laps de temps.
Projets avortés
L?étude touche également l?impact du licenciement sur les ménages. Pour 14 % des répondants , le licenciement signifie une perte totale de revenus. Les plus affectés sont les hommes, s?ils étaient les seuls gagne-pain, les veuves, les divorcées, ou quand les deux conjoints perdent leur emploi lors d?une fermeture d?usine.
Le licenciement a ainsi des conséquences néfastes sur le niveau de vie. L?alimentation est réduite au minimum. On coupe sur la viande, le poisson, les légumes. Des items, tels yaourts, jus, biscuits, etc. sont carrément supprimés. Les autres items qu?on supprime sont l?habillement et les loisirs. Presque la moitié des répondants affirment avoir cessé les sorties à la plage et le shopping. Pour plus de la moitié, des projets de construction ou d?extension du logement doivent être abandonnés.
La perte d?emploi génère aussi des perturbations dans les foyers. Les petites disputes deviennent fréquentes et il faut gérer l?incompréhension des enfants. Les adolescents ont des difficultés à accepter la nouvelle situation financière et c?est une source de tensions et de conflits.
Les études des enfants sont également affectées. Plus d?un dixième ont dû arrêter les leçons particulières des enfants, 9 % ont dû faire leurs enfants quitter l?école et 7 % ont des enfants qui ont cessé d?étudier pour travailler. Le licenciement a un impact indéniable sur la vie sociale. Les rencontres avec les amis et la famille diminuent en raison du manque d?argent pour le transport.
La perte d?emploi est ressentie, selon l?étude, comme ?une honte?. Beaucoup d?interviewés, surtout les femmes, parlent de l?impact du licenciement sur leur santé. Elles souffrent, disent-elles de stress, d?hypertension ou de migraines.
Pour atténuer l?impact du licenciement, l?étude préconise plusieurs mesures telles que l?élaboration de plans sociaux gouvernement ? patronat - licenciés, l?assurance que les licenciés seront indemnisés en priorité en cas de fermeture, la mise en pratique d?un système de pré-pension pour les ouvrières âgées et pour les écoles, hôpitaux et la police.
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