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Des employés d?un centre d?appels fouillés et déshabillés
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Des employés d?un centre d?appels fouillés et déshabillés
?C?est incroyable qu?ils soient allés aussi loin pour un simple portable !? s?exclame Malini. Cette jeune femme, employée dans un centre d?appels, aurait été fouillée sur son lieu de travail lundi, par une policière de la Major Crime Investigation Team (MCIT). La raison de la fouille était un vol de portable. Comme elle, 18 autres employés ont décidé d?aller se plaindre au Complaints Investigation Bureau à propos de ce qu?ils qualifient d??abus de pouvoir?.
Malini raconte que lundi, ils ont pris le travail vers 15 h 30. Peu après 16 heures, le directeur de la compagnie leur aurait demandé d?arrêter de travailler. Il les aurait informés qu?une de leurs collègues a perdu son portable. Il leur aurait alors demandé de regarder dans leurs affaires, si le téléphone de la fille y était. Le portable étant introuvable, la jeune fille aurait alors appelé sa s?ur, membre de la MCIT. Cette dernière serait arrivée vers 17 heures en compagnie de deux collègues masculins, postés eux à Rose-Hill. Ils auraient alors fouillé les employés un par un.
Joëlle, une autre employée qui s?est sentie lésée, raconte la fouille. Comme les autres employés, elle se met en rang, avec toutes ses affaires, et attend devant la salle de formation où se déroule la fouille. Devant la porte, un des trois policiers présents note son nom sur un morceau de papier avant qu?elle n?entre. Une fois à l?intérieur, elle se retrouve seule avec la policière qui vide son sac, raconte-t-elle. C?est après cette fouille que les choses se corsent pour la jeune fille.
La policière lui aurait alors demandé d?enlever son pantalon. Elle aurait d?emblée refusé, car la salle de formation ayant une baie vitrée, des employés d?autres compagnies de la cybertour pouvaient la voir. La policière aurait haussé le ton pour réitérer sa demande et elle aurait cédé. Mais la policière aurait alors demandé qu?elle enlève aussi ses sous-vêtements. Joëlle devait réagir en demandant comment elle aurait pu cacher un portable dans un string.
Mais devant l?insistance de la policière, la jeune femme aurait tout de même capitulé. C?est toutefois la dernière partie de cette fouille qui l?a le plus choquée. Joëlle raconte, en effet, que la policière lui aurait demandé de ?sauter? sur place. Comme elle, Sharon, enceinte de cinq mois, aurait été fouillée par la policière et contrainte à se déshabiller.
Jessica aurait subi le même sort. Elle raconte qu?elle aurait été réticente à se déshabiller, mais que la policière lui aurait dit que c?était la procédure et que tout le monde aurait le même traitement. Jessica se dit ?choquée? par ces événements. Lorsqu?elle se rhabillait, la policière lui aurait aussi touché la poitrine, sans l?avoir prévenue.
Les policiers ont également fouillé Marc, un des superviseurs de la petite compagnie. Comme lui, Jovanny, un autre superviseur, raconte qu?il a été contraint de tout enlever devant les policiers. Comme à ses collègues de sexe féminin, les policiers lui auraient dit que la procédure était appliquée et qu?il devait s?y plier. ?Une fois que j?avais tout enlevé, ils m?ont demandé de m?accroupir et de me relever?, raconte le jeune homme.
?Violation de procédures?</B>
Jean-Claude Bibi, l?avocat de ces jeunes gens, affirme, lui, que c?est un ?abus de pouvoir, et une violation flagrante des procédures élémentaires de la police?. Le surintendant Bala Kamatchi, à la tête de la MCIT, affirme que la jeune femme n?a pas agi sous ses ordres, et que cette affaire n?est pas du ressort de la MCIT.
La policière n?était pas en service au moment de la fouille. Ce sont les deux policiers affectés à la Criminal Investigation Division de Rose-Hill qui seraient venus la prendre chez elle, à Ollier, pour qu?ils aillent ensemble à la cybercité. La jeune femme aurait intégré l?équipe de la MCIT il y a trois mois. Auparavant elle était affectée au poste de police de Flic-en-Flac.
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