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Des dettes irrécupérables de Rs 809 m à la Banque de développement
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Des dettes irrécupérables de Rs 809 m à la Banque de développement
L?ardoise de débiteurs défaillants de la Banque de développement de Maurice (BDM) montre des signes préoccupants. Le dernier bilan financier de l?institution fait état des pertes sur créances accumulées de l?ordre de Rs 809 millions à fin juin 2004.
L?adoption de nouvelles normes comptables est venue mettre à jour les critères pour évaluer les dettes irrécouvrables. La banque a estimé pour la première fois ses crédits non remboursés en conformité aux International Accounting Standards (IAS) 32 et 39 notamment. Cela explique en partie le chiffre élevé de Rs 809 millions. Les dettes irrécouvrables cumulées en 2003 étaient de l?ordre de Rs 264,2 millions, constatées selon les critères d?une méthodologie ancienne.
Mais il n?y a pas que l?effet des IAS. La direction de la BDM impute cette situation aux objectifs de développement national que prône l?agence bancaire d?Etat. ?La réalisation des objectifs de développement fait des risques de crédits une conséquence inévitable de ses opérations?, commente le Directors? Report.
Néanmoins, des efforts sont en cours pour une meilleure gestion des risques de crédits. La banque affirme qu?elle continuera à soutenir les initiatives entrepreneuriales tout en exerçant une discipline financière.
Le montant global de prêts consentis pour l?année financière 2003-04 s?élève à Rs 4,2 milliards contre Rs 4,1 milliards l?année précédente. La plus grosse part des crédits (39 %) est allée aux grosses entreprises. Les petites et moyennes entreprises (PME) suivent en deuxième position avec 27 % du portefeuille de prêts. L?agriculture et les technologies de l?information et de communications (Tic) ont reçu, elles, pratiquement le même montant de financements (16 % et 17 % respectivement).
<B>Un partenaire vital</B>
La BDM, de par la nature de ses activités, se doit d?opérer plusieurs plans de financement mis sur pied par le gouvernement. Elle s?est beaucoup engagée dans la restructuration du textile-habillement notamment en mettant sur pied des guichets spéciaux pour que les entreprises puissent s?approvisionner en fonds de roulement et en capitaux pour leur modernisation dans des conditions flexibles.
Pour les PME, la BDM reste un partenaire vital et incontournable. Les plans visent à les aider à mieux s?équiper en technologie. Elle a même créé un fonds de capital-risque pour investir dans les sociétés engagées dans les Tic et dans d?autres activités à haute valeur ajoutée.
Par ailleurs, la BDM a augmenté ses investissements dans ses sociétés subsidiaires par Rs 123 millions. Ce chiffre inclut une contribution de Rs 112 millions à l?actionnariat du National Equity Fund (NEF). Les autres subsidiaires de la BDM sont la First City Bank, le SME Fund Management Company et la DBM Financial Services (une société engagée dans le recouvrement des créances de l?ex-banque des coopératives).
La banque est également propriétaires de plusieurs bâtiments industriels à travers le pays. Ses investissements cumulés dans ces biens immobiliers s?élèvent à Rs 1,5 milliard contre Rs 1,4 milliard en 2003.
Le groupe a enregistré des pertes de Rs 55 m après impôt. Cela est dû principalement aux résultats négatifs de la First City Bank (pertes de Rs 165 m). La BDM, en tant qu?entité corporative individuelle, a généré des bénéfices après impôt de Rs 63 m contre à Rs 60 m l?année précédente.
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