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Des Curepipiens disent leur désarroi
«Les gens sans moyens sont condamnés.» L?association Citoyens réveillés et debout veut dénoncer les «injustices» dont se sentent victimes les plus démunis. 3800 signatures sont venues appuyer une lettre de doléances aux autorités.
Lors de la conférence de presse de l?association, un des porte-parole, Clet Adolphe, évoque le drame de familles brisées par le chômage : «L?économie ne semble pas être au service des citoyens», dit-il.
Citant le cas de Benoît Charlot et de «morts mystérieuses», les intervenants voudraient que les autorités mettent fin à leur sentiment d?exclusion et de frustration. Devant ce qu?ils considèrent comme une insuffisance de moyens et de soins au dispensaire, ils réclament un hôpital à Curepipe.
Clet Adolphe a mis l?accent sur la précarité des petites gens lorsqu?ils sont confrontés à des problèmes de santé, de logement, d?emploi ou de sécurité. «Certaines familles payent Rs 1000 pour un petit deux pièces délabré. Les locataires ne connaissent pas leurs droits et quelques propriétaires en abusent. Il faudrait renforcer la loi pour mieux protéger ces locataires.» Les violences policières, «verbales ou physiques.», font partie des abus que l?association déplore. Pour elle, le gouvernement demeure passif lorsqu?il s?agit de prendre des mesures concrètes afin d?aider les plus pauvres.
<B>Laetitia SOOPRAMANIEN</B>
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