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Des cliniques proposent des paiements par mensualités
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Des cliniques proposent des paiements par mensualités
Souvent décriées pour les prix qu?elles pratiquent, des cliniques proposent maintenant des plans de paiement à leurs clients. S?il s?agit d?un moyen de survie en ces temps difficiles, comme le plaident certains établissements, d?autres estiment qu?en médecine, on ne peut travailler au rabais.
L?arrivée de l?hôpital indien Apollo, dont la construction démarre ce mois-ci, est aussi la cause d?inquiétudes. Déjà, des cliniques arrivent difficilement à amortir leurs investissements et à rentrer dans leurs coûts. ?Et si nous faisons des profits, c?est assez minime?, soutient François Tadebois, de la clinique du Bon Pasteur, à Rose-Hill.
Seulement 20 % des patients ont recours aux services du privé, ce qui, dans la conjoncture, ne favorise guère une situation favorable, précise François Tadebois. Seuls les établissements bien établis arrivent à surnager tandis que d?autres ne peuvent joindre les deux bouts.
C?est dans ce contexte que certaines cliniques essaient d?attirer davantage de clients. La clinique Chisty Shifa propose un plan de maternité qui permet de payer des mensualités dès le 4e mois de grossesse jusqu?à l?accouchement, dont le coût est de Rs 18 000.
?Nous n?avons pas une clientèle nécessairement très riche. Nous voulons lui offrir des formules de paiement qui ne soient pas un fardeau. Ce qui n?équivaut pas à une qualité inférieure de service. C?est une win-win situation?, soutient Hassam Gareeboo, directeur de cette clinique de Port-Louis. Il propose aussi des forfaits pour des bilans de santé complets à Rs 1 400, prix compétitif, assure-t-il.
?Il y a une éthique à respecter?
Patrick Chui Wan Cheong, de la City Clinic, aussi de Port-Louis, et par ailleurs président de l?Association des cliniques, déclare : ?Nous ne pouvons faire de la publicité en affichant des prix pour des services de santé. Légalement, c?est certes possible, mais il y a une éthique à respecter, par rapport à la publicité que l?on fait à propos des plans offerts aux patients. Bien que je conçoive qu?il faille aider les personnes.?
La City Clinic opte pour des paiements par tranches. Ses forfaits actuels ne concernent que les examens gynécologiques complets (ovaires, col de l?utérus, seins) pour Rs 3 000. Ses services aux femmes comprendront dans quelque temps un centre de détection du cancer. La clinique de Grand-Baie, filiale de cet établissement portlouisien, offrira des examens gratuits, pendant toute une journée au cours de ce mois de février.
Toujours à propos de gynécologie, la clinique Med Point, à Phoenix souhaite proposer des prix réduits (discounted prices) pour les diagnostics. Mais François Tadebois se montre intransigeant à ce propos : ?Il n?est pas question de braderie avec la santé. Nos prix sont calculés et nous ne comptons ni les revoir ni faire de la braderie.? Il précise avoir investi plus de Rs 30 millions, au cours des sept dernières années, dans des équipements de technologie de pointe, dont un appareil d?ophtalmologie moderne. Il est prévu un renforcement du service de maternité de la clinique du Bon Pasteur.
En termes de médecine high-tech, des médecins se sont associés au projet initié par les cardiologues Oomar Uteem et Cassam Higun. Ainsi a été présenté, jeudi dernier au Domaine Les Pailles, le nouveau scanner de 64 barrettes installé à la clinique Ferrière. Cet appareil permet d?obtenir des images de qualité supérieure, de procéder à des examens en trois dimensions, qu?il s?agisse du c?ur ou d?autres parties du corps. De plus, les diagnostics cardiaques coûteront trois fois moins cher.
Actuellement, ces examens effectués par le biais de l?angiographie coûtent quelque Rs 30 000. Commentaire d?un des médecins : ?Alors que cela se fait à Rs 30 000 en Afrique du Sud, nous constatons que l?examen des artères coronaires pourra se faire pour Rs 10 000. Tant mieux pour le patient.? Situation qualifiée de ?révolution? par les médecins participant au projet.
L?année dernière, des discussions sur les prix avaient été à nouveau engagées avec les assureurs, mais elles n?ont pas abouti. Il était question de catégoriser les cliniques et de déterminer les prix en fonction de ce classement. Il avait aussi été question de facturation commune pour les différents services, proposition restée sans suite en raison de la résistance de certaines cliniques.
Autre projet qui n?a pas abouti, celui de l?ancien ministre de la Santé, Ashock Jugnauth, de réglementer les prix pratiqués pour les soins. Dans ce cas, les médecins privés s?y étaient le plus opposés.
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