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Des écrivains se mobilisent pour ?Sir Salman?

22 juin 2007, 00:00

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Des écrivains se mobilisent pour ?Sir Salman?

Des écrivains se mobilisent en faveur de Salman Rushdie, l?auteur controversé des Versets sataniques dont l?anoblissement par la reine d?Angleterre suscite la colère dans une partie du monde musulman, notamment en Iran et au Pakistan.

Ebrahim Rahimpour, directeur des affaires d?Europe occidentale au ministère iranien des Affaires étrangères, a estimé que l?honneur accordé à Rushdie était ?un exemple flagrant de l?hostilité anti-islamique?. Mohammad Ejaz-ul-Haq, ministre pakistanais des Affaires religieuses, a demandé que le titre de ?chevalier? soit retiré au romancier et que Londres présente ses excuses à tous les musulmans.

Vice-présidente de la branche britannique de l?association internationale des écrivains PEN, la romancière Lisa Appignanesi a critiqué la réaction des autorités iraniennes et a présenté Rushdie comme ?le Dickens de notre époque?.

Limites sur la liberté d?expression

?Les journalistes, écrivains et universitaires qui croupissent dans les geôles iraniennes sont la preuve de l?intolérance d?un régime qui n?admet aucune forme de désaccord?, écrit-elle dans un communiqué publié sur le site Internet de l?organisation. ?La plupart des musulmans de Grande-Bretagne ne veulent vraiment pas de cet islam-là?, ajoute-t-elle.

La publication des Versets sataniques en 1988 avait provoqué une vague de violence dans de nombreux pays musulmans. Rushdie a dû vivre neuf ans dans la clandestinité à la suite d?une ?fatwa? lancée par l?Iran de l?ayatollah Khomeini.

Pour l?écrivain britannique Hari Kunzru, il est ?absurde? de penser que l?anoblissement de Rushdie par la reine Elizabeth ?est une insulte délibérée? envers les musulmans. ?La véritable insulte, c?est l?ignorance et la paranoïa de dirigeants qui se sentent tellement menacés par un romancier qu?ils réclament sa mort.?

Les réactions dans plusieurs pays musulmans ont relancé le débat sur les limites de la liberté d?expression des artistes, qui avait été très vif au moment de l?affaire des caricatures du prophète Mahomet.

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