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D?enseignant à agent immobilier
José Moutou (photo) rentre à Madagascar aujourd?hui, après avoir essayé de convaincre une cinquantaine d?hommes d?affaires locaux à s?implanter dans une zone industrielle en construction à Tamatave. D?origine mauricienne, il dirige l?une des plus importantes agences immobilières de Madagascar, Getim. L?entreprise em-ploie près de 500 personnes et participe à des projets d?envergure, comme la construction du Palais national du Sénat malgache qui coûtera près de Rs 800 millions.
Mais le prospère agent immobilier a débuté autrement. En effet, le parcours de José Moutou est plutôt surprenant. En 1968, à 22 ans, il quitte Maurice pour Tana. Le jeune enseignant y demeure jusqu?en 1972. À ce moment-la, à cause du changement de régime politique, il décide de s?exiler à la Réunion. Il y demeure jusqu?en 1990.
Entre-temps José Mouton change de voie, il délaisse ses cours de français et d?anglais pour se lancer dans le béton. Recruté chez Getim, une agence immobilière, il vend douze maisons et appartements en un mois. Il est vite propulsé à la direction des ventes de l?agence. En 1990, on lui demande de diriger les activités des Getim à Tananarive. Il accepte.
Quatorze années plus tard, il s?enthousiasme du succès du groupe Getim dans la Grande île. Getim possède trois agences à Tana, Nosy Be et Tamatave. Une prochaine va être ouverte prochainement à Diégo Suarez. « Nous sommes en train de réaliser des projets d?envergure. Comme cette concession de 2 500 hectares dans l?est du pays. L?État malgache nous a chargés d?y promouvoir la construction de quinze hôtels qui auront une capacité de 4 000 chambres. La valeur totale de ce projet avoisine les Rs 10 milliards. »
Mais pour le moment, c?est l?avenir de la zone franche de Tamatave qui occupe les journées de José Moutou. Selon lui, les entreprises mauriciennes craignent d?investir à Madagascar à cause des événements passés. « Le pays propose une série d?avantages indéniables.
La situation a évolué positivement et il y a de réelles opportunités d?affaires. Et si ce ne sont pas des Mauriciens qui les saisissent, des Sud-Africains ou des Européens le feront », prévient-il.
Il reviendra à Maurice en décembre prochain pour voir si les hommes d?affaires, rencontrés durant ces derniers jours, souhaitent saisir leur chance.
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