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De nouveaux standards pour le tourisme
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De nouveaux standards pour le tourisme
La Tourism Authority (TA) révolutionne le processus de renouvellement des permis. Celui-ci se déclenche chaque année à partir du 15 juin jusqu?à la mi-juillet. Cette année, le renouvellement s?effectue à travers une vingtaine de bureaux de poste, répartis autour des grandes zones touristiques. Les formulaires sont disponibles sur Internet. Et la liste des documents à fournir a été réduite à trois, maximum.
Fini donc les longues files d?attente dans les couloirs de l?organisme au cinquième étage du Fon Sing Building, à Port-Louis. En revanche, la TA met une quinzaine de jours pour compléter la procédure. Entre-temps, le reçu fait office de permis temporaire.
Les opérateurs se disent satisfaits, à l?exemple de cet ?acteur du tourisme?, dans la profession depuis 30 ans, qui vante ?l?efficacité hors du commun? de la TA. Derrière cette restructuration, il y a Joël Rault, juriste de profession et directeur de la TA. Sous contrat pour deux ans, il veut surtout établir ?les nouveaux standard du tourisme?.
?Nous voulons établir des guidelines pour chaque activité du tourisme?, lance le directeur. Il prend l?exemple des tables d?hôte, une catégorie encore à ses balbutiements. Les standard pour celles-ci sont clairs : le nombre de couverts ne doit pas dépasser 25, la nourriture doit être faite à la maison et l?établissement situé en milieu rural. ?Ceux ne répondant pas à ces standards devront modifier leur licence?, insiste Joël Rault.
La TA réglemente 18 secteurs d?activités : hôtels, restaurants, tour-opérateurs, centres de plongées, bateaux de plaisance, marchands de plage, organisateurs de randonnées: ils passent tous par les comptoirs de l?organisme pour se faire enregistrer. Même les nouveaux loisirs comme le kite-surfing seront réglementés.
Depuis des semaines, la TA a sévi contre des opérateurs dont les permis n?étaient pas conformes. Des catamarans de luxe aux pirogues, des restaurants aux tour-opérateurs, les procès-verbaux ont touché tout le monde. Il n?y aura pas de marge laissée à ?l?appréciation?, dans le traitement des dossiers non plus?
Mais le directeur de la TA reconnaît que la tâche ne sera pas aisée. Parmi les secteurs ?sensibles?, celui des bungalows, souvent décrit comme le secteur informel de l?hébergement mauricien.
Entre-temps, tous les moyens sont bons. De la dénonciation (des opérateurs illégaux) à la pression des compagnies d?assurances (sur ceux qui doivent se régulariser).
Si, entre Grande-Rivière-Sud-Est et Pointe-de-Flacq, la TA a choisi de limiter le nombre de bateaux, l?observation des dauphins, une manne, répond à des critères précis depuis le 1er juillet.
La TA mise sur une meilleure communication. Elle change de locaux pour se retrouver, dès la fin du mois, à Victoria House : nouvelle salle d?attente, recrutement de trois capitaines pour les accréditations et la formation des skippers... Une permanence de la police du tourisme, opérant 24 heures sur 24, s?installera dans les nouveaux locaux pour intervenir et aider le touriste mais aussi combattre tout contrevenant. La TA allie ainsi nouveauté à fermeté.
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